La fonction publique se mettra en grève le 4 décembre

ConflitÀ l’appel du Cartel, une assemblée du personnel a décidé mardi d’entamer le bras de fer avec le Conseil d’État.

La salle du Môle était comble avec un peu plus de 200 participants. Mais on est encore loin des mobilisations de décembre 2015.

La salle du Môle était comble avec un peu plus de 200 participants. Mais on est encore loin des mobilisations de décembre 2015. Image: Laurent Guiraud

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Réunis mardi soir à la salle du Môle, aux Pâquis, un peu plus de 200 fonctionnaires ont décidé de passer à l’action. Ils ont accepté à l’unanimité moins deux voix et quatre abstentions l’organisation «d’une première grève» le lundi 4 décembre, ainsi que le leur proposait le comité du Cartel intersyndical de la fonction publique.

Le 7 novembre, une précédente assemblée avait posé ses conditions au Conseil d’État. Sans obtenir de résultat. La liste était longue. Elle comprenait notamment le retrait des projets de loi sur la réforme du système d’évaluation des salaires (Score) et sur la caisse de pension de l’État.

Du nouveau sur la CPEG

À noter, sur ce dernier dossier, le scoop révélé lors de cette assemblée. Les députés de gauche et le MCG vont déposer un projet de loi reprenant le contenu de l’initiative lancée par l’Asloca et le Cartel pour refinancer la caisse de pension. Il s’agit de lui transférer les terrains du PAV et d’y construire du logement social.

Pour revenir au lundi 4 décembre, toute la fonction publique est appelée à faire grève dès 15 heures. Une nouvelle assemblée du personnel se tiendra à 16 heures au Palladium pour décider de la suite des opérations. Ensuite, un cortège partira pour aller manifester «devant le balcon du Conseil d’État».

Le défi: mobiliser

Quelques voix se sont élevées pour réclamer une grève plus longue, mais Marc Simeth, le président du Cartel, a plaidé qu’il valait mieux partir doucement et ensuite monter en puissance. Appelant à la mobilisation, Marco Spagnoli, un ancien président, a lancé: «Ce n’est que lorsque l’on est en mouvement qu’on nous écoute. Alors, mettons-nous en mouvement!»

En ouverture d’assemblée, Marc Simeth avait fustigé l’attitude du Conseil d’État, «ne daignant même pas transmettre un accusé de réception lorsque nous lui écrivons». Il n’avait en réalité pas besoin de chauffer la salle, tout acquise à la cause. Le vrai défi sera de convaincre bien au-delà. De cela, tous les participants étaient convaincus. (TDG)

Créé: 28.11.2017, 22h37

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