La fête aux Grottes se taille un énorme succès

GenèveLes habitants ont abandonné le vide-greniers. Mais la fête n'a rien perdu de son charme, bien au contraire.

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C'est un jeu de force vieux comme le monde mais qui fait toujours recette. Une grosse masse à la main, il s'agit de frapper un levier qui va projeter un poids le plus haut possible. Celui qui atteint la cloche gagne un verre de schnaps et surtout l'admiration de la foule. Il y en a peu et à voir comme ils redressent le torse, on comprends que l'installation s'appelle «la machine à orgueil».

La scène se déroule aux Grottes. Samedi et dimanche, le quartier organisait ses traditionnels «jours de fête», dont la réputation a largement dépassé les ruelles de l'arrière de la gare. Les organisateurs ont fait venir cette année le collectif TotoBlack de Nantes, une équipe de joyeux lurons qui ont proposé des animations foraines très «déjantées». Outre la machine à orgueil, on pouvait par exemple se faire photographier sur une vieille bécane, dans des tenues de motard décaties, des confettis soufflés dans le visage. Le tout accompagné de musique rock-punk. Hilarant.

Les habitants ont aussi mis la main à la pâte pour proposer une incroyable palette de spectacles musicaux et d'animations. Conçu par les jeunes du quartier, on pouvait aussi se faire peur avec «le train de le terreur», installé dans une vieille bâtisse, ou encore fomenter de pernicieuses affiches de presse sur le stand du collectif Fish-Tank. Exemple: «Moins de télé, plus de réalité», ou «Y a-t-il trop d'étrangers dans le monde?» En tout, une trentaine d'associations du quartier et près de 40 bénévoles ont oeuvré durant le week-end, secondés par Pré en Bulle, leur maison de quartier.

Nouvelle formule

Le pari de cette huitième édition de «Jours de fête» n’était pas gagné d’avance. Les habitants ont en effet renoncé au traditionnel vide-grenier, rebutés qu’ils étaient à l’idée de gérer, au petit matin, l’inévitable foire d’empoigne pour prendre les meilleures places. ««Il y avait trop de monde et nous avions l'impression que les gens du quartier n'arrivaient plus à se réapproprier les lieux et leur fête», explique Séverine Mutter. «C'était aussi l'occasion de mettre en valeur les animations et de rafraîchir la formule», poursuit Augustin Guardiola. «Certains enfants ont été déçus. Mais ils peuvent aussi mieux participer aux animations», poursuit Ivana Rudaz.

A la place du vide-grenier, une gratiferia a été installée. On y apporte les objets dont on ne veut plus et les passants se servent comme ils le souhaitent. «Les gens sont souvent un peu désemparés, mais c'est une manière de réfléchir aussi à notre mode de consommation», glisse Clémentine, une étudiante.

L'abandon du vide-grenier a contraint les habitants à quitter l'organisation de la Rue est à vous, chapeautée par la Ville de Genève. Ils ont dû trouver d'autres sources de financement et n'ont pas pu bénéficier de l'encadrement logistique habituel.

(TDG)

Créé: 25.05.2014, 21h06

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