«La Slutwalk, ce n’est pas que des femmes nues»

Nouvelle VagueLa Marche des salopes se déroulera samedi à Genève pour la 5e fois. Rencontre avec quatre activistes qui dénoncent la culture du viol.

Sébastien Andrivet, Alicia Ségui, Zoé Bon et Emma Dummurgier, membres de Slutwalk Suisse, manifesteront samedi dans les rues de Genève.

Sébastien Andrivet, Alicia Ségui, Zoé Bon et Emma Dummurgier, membres de Slutwalk Suisse, manifesteront samedi dans les rues de Genève. Image: Pierre Albouy

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

«Les militantes qui décident de se dévêtir pendant la marche, il n’y en a pas tant que ça. Mais ce sont elles que les médias photographient. La Slutwalk, ce n’est pas que des femmes nues.» Zoé Bon soupire. A 29 ans, la jeune travailleuse sociale fait partie de l’association Slutwalk Suisse (Marche des salopes) aux côtés d’Alicia Ségui, 26 ans, Emma Dummurgier, 24 ans, et Sébastien Andrivet, 46 ans. «Notre volonté est de briser le silence qui entoure les violences, physiques ou symboliques, faites aux femmes. Avec cette marche, on crée un espace dans lequel chacune peut enfin s’exprimer et s’habiller comme elle le souhaite, sans qu’on la stigmatise», poursuit Zoé Bon.

Le mouvement Slutwalk est né en 2011 à Toronto, à la suite des déclarations d’un policier encourageant les femmes à ne pas «s’habiller comme des salopes pour éviter de se faire violer». Des voix se sont élevées rapidement, dénonçant ceux qui responsabilisent les victimes d’agressions. Le mouvement a pris de l’ampleur et la première marche suisse s’est organisée à Genève en 2012. «Toutes ces femmes qui descendaient dans les rues pour dire… Merde! J’ai trouvé ça extraordinaire. Jusque-là, j’avais l’impression que le féminisme perdait du terrain», raconte Sébastien Andrivet, qui défilera aussi ce week-end lors de la 5e Slutwalk. Les filles l’écoutent témoigner. «J’ai moi-même été victime d’abus et j’ai cherché un moyen de faire quelque chose avec ma souffrance. J’ai été accueilli avec bienveillance dans cette association.»

Basée à Genève, l’association Slutwalk Suisse est composée d’un noyau dur d’une dizaine de militantes qui mettent en place des actions de prévention et de sensibilisation tout au long de l’année. Elles se réunissent chaque semaine et créent un espace de parole ouvert à toutes et tous. «En politique, parler du viol se fait souvent sous l’angle du harcèlement de rue, mais il n’y a pas que ça, appuie Zoé Bon. On doit aussi parler de précarisation, des questions entourant le travail du sexe et des rapports de pouvoir au travail.»

(TDG)

Créé: 13.06.2017, 09h34

La sélection digitale



Baptiste Milési, 31 ans: «Avec l’application Within, je mets mon casque de réalité virtuelle et me plonge dans des films et animations 3D.» Baptiste Milési est cofondateur de Transmïï Studio. Il a imaginé l’app Ôpp! Titeuf avec le dessinateur Zep, permettant de jouer avec la réalité augmentée sur une fresque lausannoise. Il ajoute des illustrations à ses iMessages grâce aux stickers d’Apple. «Cela crée des liens ludiques entre image et texte.» Le sport, il le regarde en réalité virtuelle sur LiveLike.

Les bons plans



Laura Ferrari, 26 ans, a cofondé l’Urban Shape Studio en 2015, une école spécialisée en pole dance et souplesse dans le quartier des Grottes. Quand elle n’y enseigne pas, la jeune femme aime prendre soin d’elle à La Clinique naturelle, tout près du parc des Bastions. «Cet établissement propose un panel de massages sportifs parfaits pour détendre les nerfs qui travaillent pendant l’effort, même si, sur le moment, ce n’est pas très relaxant!» L’AiLLeurs Hairdressing, aux Pâquis, représente aussi l’une de ses adresses préférées. «Il y a de la bonne musique, une ambiance jeune, le personnel – que des hommes! – est très à l’écoute.» Le salon de coiffure a adopté une démarche inédite, proche du style londonien: coupes franches, carrés plongeants marqués. Maman d’une petite fille de 9 mois, Laura Ferrari se rend régulièrement au p arc Beaulieu, pour sa pataugeoire et pour les fruits, légumes et plantons vendus par l’association Les Artichauts. Pour sortir le soir, elle a découvert tout récemment le Manhattan Café, ouvert au début de juin à la rue du Stand. «Ils ont des cocktails particulièrement bons, et j’aime ce quartier très animé.» La fan de danse s’intéresse de près à la soirée du DJ Jean Toussaint, samedi 17 juin dès 23 h, au Motel Campo. Y sera programmée essentiellement de la cumbia, une musique latine, pour se rapprocher de l’été…

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Le Matin et 20 Minutes regroupés
Plus...