La Flamenca Alba Lucera au Lignon

SpectacleL'artiste genevoise, établie à Séville, revient danser dans sa ville d'origine avec le quartette Zatar. Elle sort aussi un livre sur sa passion.

La Flamenca, Alba Lucera

La Flamenca, Alba Lucera Image: Laurent Guiraud

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Elle est née officiellement Aude Naef, il y a trente-cinq ans à Genève. «Mais je me sens chaque jour un peu plus Alba Lucera. Comme un chemin, mon nom de scène s’est imposé naturellement à travers ma passion…», lâche la Flamenca.

Une passion dévorante qui l’a conduit une première fois à Séville, juste après avoir obtenu sa maturité artistique au Collège de Claparède. Puis cette danseuse racée a fini par poser pour de bon ses bagages dans la chatoyante ville andalouse, il y a dix ans: «Le flamenco a été le moteur de mon départ, je me suis ensuite attachée à la vitalité de cette région et aux rapports spontanés et chaleureux entre les gens.»

Terra Danza

Toute jeune maman d’une petite Nerea, la trentenaire n’en a pas pour autant rompu avec Genève où elle vient régulièrement voir ses proches. Danser également. Alba Lucera se produira ainsi ce jeudi à la salle du Lignon, à Vernier. Spectacle Terra Danza au programme, «avec des chants tziganes, grecs, pugliesi, échos du Liban, romances macédoniennes», explique celle qui rythmera de ses pas ce concert emmené par le quartette Zatar. Du nom de ce mélange d’épices où le Moyen-Orient trempe son pain imbibé d’huile d’olive.

Alba Lucera respire le rythme comme base du quotidien «avec ces battements de cœur, premier instrument qui nous accompagne et qui reste présent tout au long de l’existence». Ce mouvement qui cherche son équilibre et auquel le flamenco apporte ses racines, cette culture intimement liée à l’ancrage dans la terre, l’artiste aux yeux de chat le vit constamment. Elle le raconte avec force dans son livre Portrait d’une danseuse en terre andalouse, qui vient de paraître chez L’Harmattan (collection Créations au féminin).

Mettre les mots en mouvement

Avec l’ambition de «mettre les mots en mouvement» qui n’en finit pas d’habiter cette docteure en lettres hispaniques de la Sorbonne, rédactrice d’une thèse sur la relation entre l’écriture poétique et chorégraphique qui lui sied si bien. Comme le flamenco, et depuis longtemps. Cette citoyenne du monde ayant des origines russes et italiennes a découvert cet art à 15 ans, lors d’un spectacle de la grande Ana La China, accompagnée de ses magnifiques musiciens de Jerez. «Cela m’a touchée au plus profond de moi-même. Un déclic qui a changé le cours de ma vie.»

L’auteure du roman à succès, «Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une», Raphaëlle Giordano, ambitionne que chacun puisse prendre la mesure de ses talents et la responsabilité de son bonheur. Alba Lucera s’est, elle, assurément engagée dans cette voie: «Un choix vital que celui de la créativité et du mouvement, ce fil conducteur qui guide mon existence!»

Terra Danza, Zatar et Alba Lucera, jeudi 1er mars à 20 heures à la Salle du Lignon, Vernier

(TDG)

Créé: 28.02.2018, 19h20

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