L’aéroport va se chauffer avec l’eau fraîche du lac

EnergieLa plate-forme a passé un contrat avec les Services industriels pour se brancher sur Genilac.

L'aéroport, ici au début janvier 2018, après son agrandissement. Dès 2025, il sera chauffé avec l'eau du lac.

L'aéroport, ici au début janvier 2018, après son agrandissement. Dès 2025, il sera chauffé avec l'eau du lac. Image: Magali Girardin

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Genève Aéroport va se chauffer avec l’eau du lac. Il a signé jeudi un contrat avec les Services industriels de Genève (SIG) pour se brancher sur Genilac. Ce raccordement sera effectif dès 2023 et le site aéroportuaire sera entièrement alimenté en énergie renouvelable dès 2025.

Genilac est un vaste projet des SIG évalué à 800 millions de francs. Il vise à alimenter plusieurs secteurs du canton avec de l’eau puisée à 45 mètres de profondeur, là où elle a une température de 7 degrés toute l’année.

En été, elle permet de rafraîchir les bâtiments. En hiver, on relève sa température par des pompes à chaleur électriques installées chez les clients. L’eau est ensuite rejetée dans le lac.

Baisse des émissions de CO2

«Genilac répond à l’urgence climatique et à notre devoir d’investir pour un avenir sans énergie fossile», a rappelé Christian Brunier, directeur des SIG.

«Genève Aéroport va investir 80 millions de francs dans les réseaux et les centrales thermiques pour accueillir Genilac», a déclaré son directeur, André Schneider. Mardi, son conseil d’administration a voté un crédit de 24 millions pour l’une de ces centrales. L’aéroport va ainsi réduire ses émissions de CO2 de 5300 tonnes par an.

Secret des affaires

Chaque heure, Genilac lui fournira 2,7 millions de litres d’eau. Les SIG paient une redevance pour se servir dans le lac. Ils facturent ensuite l’eau livrée. À un prix qui n’est pas divulgué, secret des affaires oblige. Des concurrents, notamment zurichois, tentent de rafler des parts de marché aux SIG, ceux-ci n’ayant pas le monopole sur ce secteur.

«Nos prix sont très compétitifs et, surtout, ils sont très prévisibles, au contraire des énergies fossiles», relève Christian Brunier. Le contrat signé jeudi s’étale sur trente ans.

Créé: 07.11.2019, 21h14

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