L’abolition d’un arrêt de tram irrite Chêne-Bougeries

Transports publicsL’Etat explique sa décision alors que la Commune se dit surprise.

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«C’est une décision cavalière de l’Etat qui n’a pas agi correctement en n’avertissant pas la Commune.» Maire de Chêne-Bougeries, Marion Garcia ne cache pas son irritation face à la suppression, dès dimanche, de l’arrêt du tram 12 qui porte le nom de sa commune. Pour elle, une suppression de cette halte était bien prévue pour l’été prochain, en raison de travaux, et un réagencement des haltes à moyen terme a été discuté. Mais l’édile ne s’attendait pas à une disparition si précoce: «Cela prolongera les désagréments pour les usagers.»

Catherine Armand est aussi critique: «La distance entre les arrêts subsistants, Grange-Falquet et Place Favre, excède 600 mètres, note la conseillère municipale. L’arrêt Chêne-Bougeries est une connexion avec le bus 34 dont les usagers, venant de Veyrier ou Choulex, prennent souvent le tram. Nous nous mobiliserons!»

L’abolition de l’arrêt Chêne-Bougeries est discutée de longue date. La proximité des stations (déjà desserrées par endroits) pénalise la progression du tram 12. A 14,7 km/h, sa vitesse commerciale reste en deçà du plancher fixé par la loi (18 km/h). Selon la Direction générale des transports (DGT), supprimer trois arrêts sur la ligne accélérerait le tram au point de faire économiser un million de francs par an aux TPG. L’idée à terme est de remodeler l’arrêt voisin de Grange-Falquet qui serait déplacé vers l’est, entre la poste et la mairie, de façon à offrir un écart plus idéal avec la place Favre. «La suppression de l’arrêt de Chêne-Bougeries permettrait également de réaménager ce goulet dangereux et d’y créer une bande cyclable à la montée, explique Gérard Widmer, directeur de la région Arve-Lac à la DGT. L’actuel cumul d’un arrêt et d’un carrefour n’est pas idéal pour le tram ni pour le trafic individuel sur ce tronçon et les rues adjacentes.»

Des travaux prévus dans le secteur compliquent le tout. Dans le goulet, dont les abords doivent par ailleurs être rénovés, les rails du tram, usés, doivent être changés. Prévu l’été prochain, ce remplacement risque d’être retardé pour des motifs de procédure. A une date qui reste à fixer, on refera le revêtement de la route de Chêne et on en profitera pour réaménager l’arrêt Grange-Falquet. Mais il faut encore résoudre des problèmes. Pourquoi ne pas avoir attendu avant de supprimer l’arrêt? «Les gains de cette suppression pour tous les usagers justifient qu’on la mette en œuvre dès l’entrée en force de l’horaire 2017, ce dimanche, sans attendre un an de plus, répond Gérard Widmer. Et la Commune a participé aux décisions et aux études ayant montré que la clientèle de l’arrêt Chêne-Bougeries se trouve à moins de 500 mètres de la place Favre.»

(TDG)

Créé: 07.12.2016, 18h55

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