Jean-Claude Romand demande sa mise en liberté

Le faux médecin avait assassiné sa femme, ses deux enfants et ses parents en 1993 à Prévessin. Il a été condamné à la prison à vie.

Jean-Claude Romand le 25 juin 1996 lors de son procès à Bourg-en-Bresse, France.

Jean-Claude Romand le 25 juin 1996 lors de son procès à Bourg-en-Bresse, France. Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le prisonnier de 64 ans qui, mercredi, a déposé une demande de remise en liberté en France a défrayé la chronique il y a vingt-cinq ans. Jean-Claude Romand avait été condamné à la réclusion à perpétuité en juin 1996 par la Cour d’assises de l’Ain, pour avoir assassiné plusieurs membres de sa famille en France voisine.

Trois ans plus tôt, en janvier 1993, c’est une nuit de cauchemar qui secoue la bourgade de Prévessin, dans le Pays de Gex, à deux pas de Genève. Au No 32 de la route de Bellevue, une maison brûle. C’est celle de Jean-Claude Romand, un médecin qui travaille à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à Genève. L’homme est inanimé mais vivant, alors que son épouse et ses deux enfants âgés de 5 et 8 ans sont morts. L’enquête va rapidement révéler que c’est lui qui a bouté le feu à sa maison. Et le pire est à venir…

Très vite, en voulant avertir les parents du pseudo-praticien, qui habitent dans le Jura, les enquêteurs découvrent que le couple a été tué à coups de 22 Long Rifle. À Prévessin également, les policiers se rendent à l’évidence: l’épouse et les deux enfants ne sont pas morts dans l’incendie mais ont, eux aussi, été froidement abattus!

Le coupable de ces crimes, c’est Jean-Claude Romand. Lui l’enfant modèle, le brillant chercheur. Dès lors, une seule question brûle toutes les lèvres: pourquoi? Parce que l’homme a tout inventé! Il n’a jamais travaillé à l’OMS, il n’a jamais été médecin ni chercheur, lui qui fut incapable de dépasser le cap de la seconde année de ses études de médecine.

Car depuis toujours, il cache sa seconde vie. À sa femme, à ses enfants, à son entourage. Lorsqu’il quitte son domicile, ce n’est pas pour se rendre à l’OMS, ou alors seulement à la bibliothèque. Sinon, il reste dans sa voiture, va se promener dans les bois ou fréquente les sex-shops lyonnais.

Mais en ce début d’année 1993, il n’a plus d’argent. Il est au bout du rouleau. Son entourage va découvrir le pot aux roses et il ne peut le supporter. Alors il met en scène l’incendie de sa maison. C’est la descente aux enfers…

Âgé de 64 ans, Jean-Claude Romand est libérable depuis 2015, année de la fin de sa période de 22 ans de sûreté. D’après France Bleu, sa demande de libération sera examinée le 18 septembre. Jusqu’ici, sa détention semble s’être déroulée sans incident notable. (TDG)

Créé: 06.09.2018, 19h43

Dossiers

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Conférence sur le climat de Katowice
Plus...