Hugh Quennec, un patron discret

PortraitLe probable sauveur du Servette FC, Hugh Quennec, a repris les rênes du GSHC en 2006. Avec le succès que l'on connaît.

Archive

Archive Image: Georges Cabrera/Tribune de Genève

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le probable sauveur du Servette FC, Hugh Quennec est un homme qui cultive la discrétion. Peu d'informations à son sujet circulent sur Internet et dans les archives de la presse romande.

Sur le site de la fondation Sport for Life qu'il a créée, Hugues Quennec est décrit comme un homme qui a baigné toute sa vie dans un univers sportif. «Hockey sur glace, football à un niveau national en université, golf, tennis et planche à voile ont rythmé son quotidien et ouvert son horizon.»

Hugues Quennec est né à Montréal, d'une mère suisse et d'un père français. Il fait des études en génie électrique. En 1990, il exerce comme expert-comptable à Vancouver. La société qui l'emploie, KPMG, l'envoie à Genève en 1995.

Après trois ans de présence en Suisse, il crée sa propre société de haute finance, Continental Capital Market (courtage sur les marchés financiers). Puis d’autres sociétés (BL Associés, Gestassur SA, par fusion), spécialisées dans le conseil, courtage et assurances pour entreprises et particuliers. En 2009, il cofonde la société JQS Investment Advisors (gestion de fortune). Il est père de trois enfants.

Hugh Quennec entre dans le capital du Genève-Servette Hockey Club en 2006 et en prend la présidence. Discret sur sa vie et ses affaires, l'homme a toujours refusé de parler publiquement des chiffres du GSHC. Or, ce n'est pas un secret, il investit dans le club beaucoup d'argent pour couvrir ses déficits.

En 2009, il déclarait à la Tribune de Genève: «Je ne suis pas milliardaire. Si tel était le cas, j’investirais bien plus. Mais je suis quelqu’un de passionné, qui adore Genève et qui reste fidèle à une philosophie qui est aussi la mienne dans les affaires. Je ne veux pas être président et demander de l’argent. Je préfère d’abord montrer l’exemple, avec des objectifs ambitieux et permettre ensuite à des investisseurs de nous rejoindre.»

Philosophie payante pour le sauvetage du Servette FC. Son travail avec le GSHC a permis de réunir des personnalités du monde de la finance à Genève pour souscrire la somme de 650'000 francs nécessaire à la demande d'ajournement de faillite.

(TDG)

Créé: 08.03.2012, 16h27

Articles en relation

Hugh Quennec: «C’est un privilège de reprendre le Servette FC»

Sauvetage Le président des Aigles précise que son engagement dans le football ne remet en rien en cause ses activités à la tête de Ge/Servette Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Les Français envisagent le référendum d'initiative citoyenne
Plus...