Guillaume Barazzone, le candidat qui rend l’espoir au PDC municipal

Les candidats à l’Exécutif de la Ville (4/4)Vingt-deux ans après le dernier élu PDC, le jeune député, qui a hésité à être candidat, part favori pour l’élection de dimanche.

Le candidat entouré de ses partisans.

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Il y a plusieurs lectures possibles de Guillaume Barazzone, le candidat du PDC, soutenu par le PLR et les Verts libéraux, au Conseil administratif de la Ville de Genève. La première est celle du «gendre idéal». Il la déteste. Mais c’est elle qu’on voit sur ses affiches électorales: 30 ans, bien peigné et pour une fois sans cravate, il incarne ce fils d’une famille de médecins en qui on peut avoir confiance. Trop propre, trop lisse, Barazzone? Ses adversaires l’assurent. «On ne va pas s’excuser d’avoir un candidat bien élevé!» riposte la députée PDC Anne-Marie von Arx-Vernon. Effectivement.

En réalité, ce qui énerve ses adversaires, c’est que Guillaume Barazzone est en bonne position pour être élu. Car d’une part, c’est le candidat unique de son camp. D’autre part, il dispose d’un budget de campagne dépassant largement celui de ses rivaux (il le situe «entre 100 000 et 200 000 francs»). Enfin, il réalise une campagne qui rassemble les siens. La preuve, 600 partisans sont venus à ses deux soirées électorales. Bref, sauf surprise, toujours possible surtout si la participation est faible, le PDC tient sa revanche, vingt-deux ans après le départ de René Emenegger du Conseil administratif.

Il change d’avis

Mais cette élection, Guillaume Barazzone la mérite-t-il vraiment? Le 20 juin, trois jours après l’élection de Pierre Maudet au Conseil d’Etat, le député PDC écrit à sa section qu’il ne briguera pas de poste au Conseil administratif. Il préfère rester au Grand Conseil! Puis il change d’avis. Pourquoi? «J’ai hésité, dit-il. Je ne me suis pas engagé en politique en vue de briguer le Conseil administratif. Il me fallait mûrir ma décision et régler des questions professionnelles. Et rassembler les conditions pour gagner: qu’il n’y ait qu’un candidat de l’Entente.» Sincérité ou preuve d’indécision? A vous de juger. En tout cas, l’Entente est contente de son candidat. «C’est le meilleur que le PLR et le PDC pouvaient obtenir», assure le député PLR Frédéric Hohl. Guillaume Barazzone ne manque pas d’atouts. Parmi eux, sa carrière professionnelle d’avocat dans une des plus grandes études de Suisse, sa connaissance de l’allemand (il a passé six mois à Berlin) et de l’anglais (il a fréquenté un an l’Université Columbia à New York). Sa carrière politique est aussi bien remplie. Entré au PDC à 18 ans, attiré par Jean-Philippe Maitre, un ami de la famille, Guillaume Barazzone est élu au Municipal de la Ville en 2003; il passe au Grand Conseil en 2005. Il dépose des projets sur les PME (Jedi), la vidéosurveillance, l’écologie et démontre un art consommé pour intéresser les médias à ses projets surtout lorsque les élections approchent… Sur son travail de député, les jugements sont mitigés. «Depuis le départ d’Olivier Jornot, c’est le représentant de la droite le plus compétent sur les questions fiscales. Il rappelle même à la raison les libéraux, notamment au respect de la loi fédérale», assure la Verte Sophie Forster Carbonnier. «Il est d’une inexistence totale en plénière», estime au contraire le socialiste Roger Deneys. Les deux jugements ne sont pas forcément contradictoires. L’aile proéconomique

Quel est son profil politique? En le comparant à celui de son parti, on voit que Guillaume Barazzone est plus libéral en termes économiques et de société, plus vert aussi et davantage partisan de l’ordre et de la sécurité. Au cours de la campagne, Guillaume Barazzone semble avoir gagné en assurance. Son programme, disponible sur son site Internet, vaut la peine d’être lu: il y déroule les questions de sécurité, de logement, de finances, d’environnement urbain. Rien de fracassant, mais du sérieux. S’il est élu, le plus dur sera à faire: «Jusqu’ici, Guillaume a toujours été dans un Législatif. Il n’a jamais dirigé du personnel ni été sur le terrain. Il devra prendre de la bouteille», estime le député PLR Francis Walpen. (TDG)

Créé: 31.10.2012, 07h58

Le quiz sur Genève

1. Comment s’appelle ce discret passage en Vieille-Ville qui est ouvert une fois l’an, à l’Escalade?

Je crois que c’est le passage de la Monnaie… Non, c’est celui du Perron, comment s’appelle-t-il déjà?

2. Combien coûte un litre de lait?


Entre 2 fr. 50 et 4 francs!

3. Le mur des Réformateurs est situé aux Bastions et compte quatre figures principales. Lesquelles?


Farel, Calvin, Bèze et un Anglais dont le nom m’échappe. Cromwell?

4. Le 9 novembre 1932, la gauche manifeste à Plainpalais… Pourquoi au fait?

C’était une manifestation socialiste contre les mouvements fascistes. La police a tiré, il y a eu 9 morts et 63 blessés.

5. Comment s’appelait le dernier Prix Nobel de la paix genevois?

Henry Dunant?

6. Allez, une facile… Quel est le déficit prévu de la Ville pour 2013?

Environ 30 millions, soit quelques millions de plus qu’annoncé initialement.

Réponses :

1. Il s’agit du passage Monetier. A l’origine, il s’agissait d’un chemin de ronde longeant les murailles. 2. Raté. Le litre navigue entre 1 fr. 10 et 1 fr. 70. 3. Juste en gros. Cromwell ne figure pas parmi les quatre grands, même si le révolutionnaire anglais est aussi sur le mur. Le quatrième personnage clé de la Réforme n’est autre que John Knox, qui a introduit le protestantisme en Ecosse. 4. La manifestation de la gauche dénonçait un meeting organisé par l’organisation fascisante Union nationale. Mais c’est l’armée qui a tiré, pas la police. On recensa 13 morts et 65 blessés. 5. Elie Ducommun. Ce franc-maçon et ancien chancelier du canton, secrétaire général du Bureau international pour la paix, dont le buste orne le parc du Seujet, a été distingué en 1902 avec Alfred Gobat. 6. 23 millions à l’origine. Presque 30 aujourd’hui.

Bio express


1982
Naissance à Genève dans une famille de médecins originaire d’Italie. Guillaume Barazzone a un frère, acteur, et une sœur, institutrice.

2001 Elu président des Jeunes PDC.

2003-2006 Elu au Conseil municipal de la Ville de Genève.

2005
Licence en droit et élection au Grand Conseil.

2008
Brevet d’avocat. Il travaille depuis successivement dans l’étude Lenz & Staehelin puis dans l’étude Schellenberg Wittmer.

2011
Est candidat sur la liste PDC au Conseil national. Sans succès.

Des hobbies à part la politique?

«Guitariste, j’aime les sports d’équipe. Footballeur en 5e ligue, j’ai également été basketteur à Chênois», signale-t-il.

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