Genève agit pour dépister le cancer colorectal

PréventionUn programme cantonal est proposé à la tranche d’âge des 50 à 69 ans. Ils devront payer 10% de la prise en charge des coûts par l’assurance-maladie (hors franchise).

Coloscopie virtuelle utilisée pour le dépistage du cancer colorectal

Coloscopie virtuelle utilisée pour le dépistage du cancer colorectal Image: Voisin/Phanie

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Le cancer colorectal est le troisième cancer le plus fréquent en Suisse: chaque année, 4300 nouveaux cas et 1700 décès sont enregistrés. À Genève, ce sont 157 nouveaux cas et 51 décès, en moyenne annuelle, qui ont été recensés entre 2013 et 2015. Ce cancer figure donc aussi parmi les plus meurtriers. Et le Canton de Genève est bien décidé à y remédier. Il vient ainsi de lancer un programme de dépistage du cancer du côlon, à l’image de celui qu’il avait lancé pour lutter contre le cancer du sein. Et c’est à nouveau la Fondation genevoise pour le dépistage du cancer qui a été mandatée par l’État pour mettre en place et coordonner le dernier-né.

«Le dépistage permet de déceler un certain nombre de lésions précancéreuses ou un cancer colorectal avant qu’il ne manifeste un quelconque symptôme. Il donne alors lieu à un traitement moins lourd et augmente les chances de guérison», souligne la Dre Béatrice Arzel, directrice de la Fondation genevoise pour le dépistage du cancer. Après une mise en place soutenue financièrement par la Ligue genevoise contre le cancer, qui a participé au comité de pilotage, ce nouveau dispositif «prioritaire de santé publique» démarrera en avril. 115 000 bénéficiaires potentiels

Directrice de la Ligue, Lucienne Bigler-Perrotin s’en réjouit: «La prévention, le soutien à la recherche, aux malades et à leurs familles, ainsi que l’information au public figurent parmi les axes forts de la Ligue.» Après Vaud et Uri, Genève devient le troisième canton à offrir un programme de dépistage structuré du cancer colorectal. Il s’adresse aux personnes de 50 à 69 ans, domiciliées dans le canton ou frontalières travaillant à Genève et assurées par la LAMal. Soit une cible de 115 000 bénéficiaires potentiels. Les participants ont le choix entre deux méthodes éprouvées de dépistage: la recherche de sang dans les selles, à effectuer au domicile tous les deux ans, ou la coloscopie réalisée par un gastro-entérologue, partenaire du programme, tous les dix ans. Ils devront payer 10% de la prise en charge des coûts par l’assurance-maladie (hors franchise), soit 4 fr. 60 pour la première méthode et entre 65 et 140 francs, pour la seconde, selon le déroulement de la coloscopie.

Créé: 29.03.2019, 18h20

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