Frontaliers, HUG: Mauro Poggia demande l’aide de Berne

assuranceLe nouveau conseiller d’Etat MCG en charge de la Santé réclame un entretien avec Didier Burkhalter.

Mauro Poggia.

Mauro Poggia. Image: Olivier Vogelsang

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En juin, les frontaliers affiliés à une assurance maladie privée française devront cotiser à la sécurité sociale ou à une assurance maladie suisse. Pour les assurés, cette solution peut impliquer une hausse des prélèvements et une diminution de la couverture des soins. Mauro Poggia, nouveau conseiller d’Etat en charge de l’Emploi, des Affaires sociales et de la Santé (DEAS), s’inquiète et demande à Berne d’intervenir auprès de Paris.

Mauro Poggia, vous venez d’écrire au ministre des Affaires étrangères, Didier Burkhalter. Pourquoi?

Les réponses du Conseil fédéral aux différentes interpellations déposées sur l’impact des changements de pratique en France en matière d’assurance des frontaliers indiquent que Berne n’a pas pris la mesure de ce qui va se passer en juin prochain. Il traite la fin du régime privé français d’assurance maladie comme s’il s’agissait d’une question franco-française, alors qu’elle aura un impact économique sur les régions frontalières. Elle aura aussi un impact sanitaire sur les frontaliers qui devront consulter en France alors que les structures sont déjà saturées. Il faut en avertir les autorités françaises.

Quel serait l’impact pour les HUG d’un départ de leur clientèle frontalière?

Il est évalué à 20 ou 25 millions. Le problème, c’est qu’il faudrait compenser cette baisse, soit en augmentant la subvention du Canton, soit en réclamant des économies supplémentaires au sein des HUG. Autre problème: en dessous d’un certain niveau de fréquentation, la qualité de certains soins de pointe peut être touchée.

Moins de clients, c’est aussi moins de dépenses?

Oui, mais l’adaptation ne peut pas être instantanée.

Certains observateurs assurent que les Français pourront continuer de se faire soigner en Suisse sous certaines conditions, même avec le nouveau régime.

Je n’ai pas encore vu d’engagement clair de la caisse maladie universelle française en ce sens. Il faut mettre cette question sur la table, c’est la raison pour laquelle j’espère que ma démarche sera soutenue par les autres cantons concernés.

De toute manière, les frontaliers pourraient cotiser à une assurance complémentaire privée et continuer à venir en Suisse…

S’ils en ont les moyens. Payer la sécu et une assurance privée, c’est cher.

Dans le fond, ce que vous dites, c’est que nos régions sont liées. Qu’est-ce que cela inspire au magistrat MCG que vous êtes?

Que cette interconnexion est une réalité que le MCG ne conteste pas. Ce qu’il conteste, ce sont les décisions unilatérales, l’absence de concertation et de planification que ce dossier démontre.

(TDG)

Créé: 27.12.2013, 09h36

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