Élus de Genève: les six réponses qui tuent

Frais remboursésTaxi, alcool, téléphone: les explications abracadabrantesques des conseillers administratifs.

Image: GEORGES CABRERA

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Suite à la présentation du rapport de la Cour des comptes sur les frais professionnels des conseillers administratifs de la Ville de Genève, ces derniers ont tenu à faire une conférence de presse. Dans leurs explications, certains arguments pouvaient surprendre. Six réponses qui tuent:

1. «J'aurais pu acheter un pack»

Guillaume Barazzone a «découvert» le montant des factures et n'a «jamais reçu de SMS des services compétents» lui proposant un autre abonnement. Ils sont dus à des consommations de données pour 4,4 giga par mois: «C'est beaucoup, mais pas excessif. J'aurais pu acheter des packs de données. J'ai manqué de rigueur.» Ce que n'importe quelle personne privée aurait fait sachant qu'il utilise son smartphone comme principal instrument de travail.

2. «J'ai décidé de rembourser les frais entre 1h et 6h du matin»

Guillaume Barazzone a parlé de ses remboursements d'alcool fort «en toute transparence». Il a cité quatre invitations et quelques verres. «L'argument d'exemplarité est recevable puisque le remboursement des frais de tabac et d'alcool n'est pas autorisé aux employés.» «Pourquoi ne pas s'appliquer à soi la règle qui s'applique aux employés?» C'est vrai, pourquoi? «J'ai estimé qu'on ne pouvait pas présumer qu'à partir d'une certaine heure les frais étaient liés à la fonction.»

3. «J'ai confondu deux cartes de crédit au même code pin»

Reconnaissant qu'il a commis sept erreurs de remboursement de dépenses privées, Guillaume Barazzonne avance qu'il a fait une confusion entre deux cartes de crédit grise avec «malheureusement le même code pin».

4. «Je ne veux pas que le contribuable soit lésé»

Le même conseiller administratif a affirmé qu'il ne faisait pas le compte de ses dépenses. «S'il y avait d'autres erreurs, je les rembourserai. Je ne veux pas que les contribuables soient lésés.»

5. «Je me déplace aussi à pied, à vélo et en transport public»

L'élue Verte Esther Alder a du s'expliquer sur une centaine de trajets en taxi par an. «Je me déplace aussi souvent que possible à pied, à vélo ou en transport public. Cela fait un taxi tous les deux ou trois jours. Ce n'est pas le moyen que j'utilise le plus souvent.» Elle ajoutait qu'il lui arrivait de travailler chez elle, emportant «des piles de dossiers».

6. «J'ai épargné à un chauffeur cette tâche ingrate»

Rémy Pagani a justifié l'utilisation d'une place de parking pour sa voiture privée en indiquant que cela représentait une économie pour la Ville et qu'il «épargnait ainsi à un chauffeur cette tâche ingrate».

(TDG)

Créé: 01.11.2018, 15h52

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Papyrus: les régularisés gagnent plus et vont mieux que les illégaux
Plus...