Elle ouvre sa «fleuristerie» dans la menuiserie familiale

VernierValérie Mottaz Rousset vient de lancer le premier self-service de fleurs.

Georges Rousset et Valérie Mottaz Rousset, le père et la fille. Ils posent au milieu du décor aménagé par la fleuriste dans la menuiserie familiale installée à Vernier depuis 1966.

Georges Rousset et Valérie Mottaz Rousset, le père et la fille. Ils posent au milieu du décor aménagé par la fleuriste dans la menuiserie familiale installée à Vernier depuis 1966. Image: STEEVE IUNCKER-GOMEZ

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Elle pose avec son père mais c’est elle qu’on est venu voir. «C’était important pour moi qu’il y en ait un sur la photo», précise-t-elle en se plaçant à côté du patriarche, au centre d’un décor minutieusement aménagé. Par «un», elle fait référence aux menuisiers du clan Rousset. Dans cette famille, le travail du bois remonte à plus de six générations. Depuis 1966, le paternel et ses deux fils ont posé leurs scies au chemin de la Muraille, à Vernier. Dernière de la fratrie, Valérie les a rejoints l’année passée pour y aménager sa… «fleuristerie»! Cette habitante des Grottes vient de lancer le premier «self-service de fleurs à Genève». En ville, dans l’arcade La Genferei, elle aussi située aux Grottes. «Depuis que je suis petite, quand je vais chez un fleuriste, ça me démange de pouvoir toucher moi-même les fleurs et créer mon propre bouquet», explique-t-elle. C’est précisément cela qu’elle veut offrir le samedi aux clients du 8, rue de la Faucille.

La semaine, la fleuriste reste dans son antre verniolan. C’est là que germe sa créativité. «Je me sens bien, il y a de la poussière et pas de chichi», confie-t-elle dans son large sweat-shirt.

De cet univers de bois, Valérie Mottaz Rousse en a fait son affaire. Elle s’est spécialisée dans la création de supports pour les fleurs. Des supports créés avec les «déchets de ses frangins. Ils me gardent les restes de bois noble.»

La quarantenaire n’a jamais suivi de formation pour travailler les troncs. Mais elle connaît ce matériau depuis longtemps. «Quand j’avais 6 ans et que mon père travaillait le week-end, il me prenait avec lui et m’installait dans une grande caisse en bois avec un tube de colle blanche, se souvient-elle. C’est là que j’ai fabriqué mes premiers bricolages.»

La jeune femme a depuis le droit d’œuvrer dans la totalité du hangar Rousset. Mais toujours sous la surveillance bienveillante de ses deux frères. «Ils me montrent comment utiliser les machines de mon grand-père.» Dernière en date: la marteleuse «pour faire des trous de biais dans une planche», précise-t-elle, émerveillée par l’outil.

Valérie Mottaz Rousset adore découvrir de nouvelles techniques. Elle se définit elle-même comme «très curieuse» et avide d’apprentissages. Difficile d’ailleurs de résumer son parcours en 3000 signes. En accéléré, la fleuriste s’est d’abord orientée vers les métiers sociaux, tout en se passionnant pour le théâtre. Elle a aussi géré la programmation d’une salle de concert. Puis un jour, elle décide de passer sa patente de cafetier. Elle ouvre une adresse aux Grottes avec sa sœur. Mais la restauration ne s’avère pas assez «créative» à son goût. Elle bifurque vers les fleurs, une passion d’enfance. Y restera-t-elle? «Je ne sais pas, cela dépendra si mon activité décolle ou pas.»

Car pour l’heure, Valérie Rousset Mottaz peine encore à joindre les deux bouts. Dans son atelier logé au cœur de la zone industrielle de Vernier, la fleuriste n’est pas autorisée à faire de la vente directe. Mais elle reçoit les clients et livre à domicile. Elle sera présente au marché de Noël de Vernier les 2, 3 et 4 décembre. (TDG)

Créé: 20.11.2016, 16h11

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.