Du champ à l’assiette, les producteurs expliquent leur métier

AgricultureLa journée portes ouvertes de l’Union maraîchère de Genève a rencontré un franc succès à Perly.

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Le terroir était à la fête ce week-end à Genève. Après le grand buffet regorgeant de produits estampillés Genève Région - Terre Avenir (le label GRTA) samedi sur la plaine de Plainpalais, l’Union maraîchère de Genève organisait dimanche une journée portes ouvertes, à l’occasion de ses 70 ans d’existence.

Là aussi, le succès est au rendez-vous. À leur arrivée sur le site de la coopérative, à Perly, les nombreux visiteurs sont accueillis par des paysans de la région. Il y a des jeunes parents avec poussette, des jeunes tout court, des moins jeunes, mais aussi plusieurs politiciens en campagne. «On produit plus de 25 000 tonnes de fruits et légumes par année», annonce Serge Gonin, qui fait notamment pousser des courges à Puplinge. Près de 40% de la production totale est consommée à Genève, le reste est exporté, mais en Suisse uniquement.

Le défi de l'emballage

Au milieu des palettes de tomates, Serge Gonin explique aux curieux que la production est acheminée ici par camion, avant d’être stockée. On passe devant une pièce, où la température est réglée à 4 degrés. «C’est pour tout ce qui est vert: salade, chou, fenouil…» dit le producteur. Il montre ensuite les chaînes de conditionnement. C’est là que fruits et légumes sont mis dans un emballage ou livrés en vrac. Ils seront ensuite vendus ainsi, essentiellement dans les grandes enseignes. «Les gens ont parfois peur de la grande distribution. Il ne faut pas. On y trouve beaucoup de produits cultivés localement», rappelle Serge Gonin. Le paysan dit avoir aussi remarqué que, depuis quelques années, «il y a une envie de revenir à la vente directe». «Nos deux marchés de deuxième choix (ndlr: l’un est Perly, l’autre à Carouge) fonctionnent très bien», confie-t-il.

«Allez-y, posez toutes les questions que vous voulez», sourit Serge Gonin. Une jeune femme se lance et demande pourquoi la plupart des emballages sont en plastique. «C’est un défi. On fait des efforts. On vient de recevoir une nouvelle machine qui permet d’avoir une barquette en papier et l’opercule en pet. Mais cela a un coût», répond le paysan.

Après les explications, place à la dégustation. Au menu: soupe de courge, jus de tomate et cardons. Dehors, des animations sont prévues pour les enfants. Ceux qui dessinent les plus jolis légumes gagnent un panier. Les autres se consolent en créant déjà leur courge pour Halloween. Il est aussi possible de visiter les serres voisines. Un charmant petit train nous y emmène.

Créé: 22.09.2019, 18h50

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