Drogues: les agences onusiennes font bloc

GenèveLa Geneva Drug Policy Week a défini une approche commune, pragmatique et prometteuse.

La Maison de la Paix a accueilli cette semaine la première Geneva Drug Policy Week. Image: DR

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Organisée par la Plateforme genevoise sur les droits humains, la santé et les substances psychoactives, la première Geneva Drug Policy Week s’est achevée vendredi à la Maison de la paix. Schématiquement, il s’agit de parvenir à faire évoluer la politique des drogues au niveau international afin qu’elle prenne mieux en compte les aspects sanitaires ou relevant des droits de l’homme.

Si cette approche, qui ressemble à la politique des quatre piliers de la Suisse (prévention, réduction des risques, thérapie et répression), est déjà celle qu’appliquent ou défendent les instances onusiennes telles que l’OMS, Onusida, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme ou le Programme des Nations Unies pour le développement, c’est loin d’être le cas au niveau de tous les États. Ce qui est évidemment un euphémisme. Mais il existe aussi un fossé à combler entre la perception des agences citées plus haut, qui ont leur siège à Genève, et la Commission des stupéfiants (CND), basée à Vienne.

«Cette semaine restera dans les annales car elle a permis à des acteurs importants de la politique des drogues de se réunir, ce qui n’est pas si fréquent», a notamment déclaré Ruth Dreifuss, ex-président de la Confédération et présidente de la Commission globale de politique en matière de drogues, qui organisait la cérémonie de clôture.

Également présent, le conseiller d’État Mauro Poggia, responsable de la Santé et de la Sécurité, a expliqué que «Genève essaie d’être à la pointe dans ce domaine, même si nous devons être prudents afin d’éviter que tout ne se bloque en raison du caractère hautement émotionnel du sujet. Je suis en revanche persuadé qu’il ne faut pas voir cette problématique comme une guerre.»

Ponctuée de conférences de haut niveau et de visites dans les lieux, à Genève, à la pointe en matière d’approche de la toxicomanie (Quai 9, Hôpitaux universitaires), la semaine s’est close, vendredi, sur un débat entre experts ou responsables d’agences onusiennes. Le but était de commenter un document écrit listant les grands principes qui doivent guider leurs actions et qui constitue la position commune des agences.

De l’avis général, cette position commune sur les principes fondamentaux (approche multifactorielle, non-discrimination, non-stigmatisation, accès aux soins) est une excellente nouvelle, mais ce n’est qu’une étape. Le défi, maintenant, est de les transcrire dans la réalité du travail quotidien et, plus encore, de convaincre le maximum d’États membres de suivre cette voie.

Créé: 28.06.2019, 19h07

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.