Des enfants ont sacrifié leurs doudous pour en faire des poupées vaudoues

Loisirs Le Fablab Onl’Fait à Genève organise des ateliers de bricolage 2.0 pour un public d’enfants.

Image: Georges Cabrera

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«Amenez un doudou que vous voulez bien sacrifier». Voilà la consigne difficile qu’avaient reçue les enfants participant à l’atelier «Hack ton doudou» ce mercredi. Accueillis à 14 h par Cristina Olivotto, secrétaire de l’association Onl’Fait, sept enfants arrivent dans la salle – un double container noir derrière la gare – pour trois heures de bricolage. Le prix: 60 francs, 50 pour les membres de l’association.

L’atelier a lieu dans un Fablab, soit un espace où des outils, technologiques ou non, sont à disposition du public moyennant inscription. Au programme de l’après-midi: électronique, soudage et e-textile pour fabriquer un doudou «vaudou». L’idée: ajouter un circuit électrique avec des leds sur une peluche. «Si les enfants sont stressés, ils peuvent piquer dans leur doudou avec une épingle pour activer le circuit lumineux», s’amuse Cristina Olivotto, secrétaire de l’association Onl’Fait. Raphaëlle, une jeune participante, hésite encore entre sacrifier une vache ou un mouton.

Sur la table trônent encore une tortue, un cerf et un clown. Autour du doudou, le but est de permettre aux enfants de tester plusieurs techniques: «Nous ne faisons jamais juste de la couture par exemple, nos ateliers sont interdisciplinaires.» Pour ces premiers ateliers organisés dans le Fablab, l’association Onl’Fait a choisi comme public les enfants: «Apprendre tôt, ça change la mentalité, on réalise que faire des erreurs, ce n’est pas grave», explique Cristina Olivotto. «Les petits apprennent aussi à avoir de la patience et acquièrent des compétences qui seront utiles pour leur vie future.» Des prochains ateliers guideront les enfants et leurs parents pour fabriquer une horloge en bois ou un chargeur de téléphone. Des ateliers pour adultes ouvriront dès avril.

Les parents sont convaincus par le concept: «J’aime l’idée que ça lui fasse découvrir des domaines qui sont traditionnellement masculins», confie Christina, maman de Sophia, 10 ans. «Plus tard elle pourra y repenser et peut-être se dire que la science, c’est possible.» Pour Sabrina, ce genre d’ateliers est important: «Réaliser quelque chose de concret par soi-même permet aux enfants d’oser inventer dans la vie de tous les jours.»

Une coupure de courant fera prendre un peu de retard à l’atelier: les doudous resteront à demi hackés. Mais c’est une aventure de plus pour le groupe d’enfants, qui en profite pour faire le plein de chocolat et de jus de pomme. Ils semblent enthousiastes. Jack, 9 ans, a déjà fait de la robotique avec des Lego à l’école. «Mais là, c’était plus challenging. Plus tard, j’aimerais être scientifique.» «Je ne m’attendais pas à ça, je pensais qu’on articulerait des objets, mais je ne suis pas déçue. Je n’ai pas eu le temps de finir, je reviendrai sûrement pour le faire!» conclut la petite Emilie. (TDG)

Créé: 22.02.2018, 19h20

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