Des députés socialistes exigent une plage de qualité

Plage des Eaux-VivesDes élus veulent que le Conseil d’État demande un crédit pour réaliser les équipements sanitaires en nombre suffisant.

Le projet de la plage peine à rentrer dans les clous sur le plan financier. Certains aménagements ont été revus à la baisse.

Le projet de la plage peine à rentrer dans les clous sur le plan financier. Certains aménagements ont été revus à la baisse. Image: Nicolas Dupraz

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Leur proposition s’intitule: «Pour une plage des Eaux-Vives de qualité et non au rabais». Des députés socialistes souhaitent que le Conseil d’État dépose une demande de crédit supplémentaire dans le cadre des travaux en cours pour créer le futur espace de baignade, le parc et le port attenant. L’objectif: réaliser «des équipements sanitaires en nombre suffisant».

Comme nous vous le révélions dans nos colonnes, le projet de la plage des Eaux-Vives peine à rentrer dans les clous sur le plan financier. Au point que certains aménagements ont été revus à la baisse. Désireux de ne pas dépasser l’enveloppe de 61 millions votée en 2009, le conseiller d’État chargé de l’Environnement, des Transports et de l’Agriculture Luc Barthassat refuse de revenir devant le Grand Conseil pour demander une rallonge. «Ce sont des économies de bout de chandelle qui vont péjorer la qualité et l’usage du site», dénoncent les auteurs de la résolution. Parmi eux, Nicole Valiquer Grecuccio. La députée renchérit: «Sur un projet de cette envergure, faire des économies sur le nombre de toilettes, c’est ridicule!» Selon nos informations, le projet actuel prévoit un bloc sanitaire au lieu de deux sur la plage et donc une baisse du nombre de toilettes de 20 à 8. Pour une fréquentation pouvant atteindre 8000 personnes en une journée l’été.

«Huit! Vous imaginez! Il n’y a qu’à voir la queue devant les toilettes des femmes dans les lieux de spectacle pour se rendre compte que cela sera insuffisant», poursuit la socialiste. Déposée le 5 février, sa résolution ne précise aucun montant. «Luc Barthassat sait ce qu’il a enlevé, il peut le remettre!» estime Nicole Valiquer Grecuccio. Elle et les autres signataires demanderont le traitement en urgence lors de la prochaine session du Grand Conseil, les 22 et 23 février.

Réagissant à cette proposition, Thomas Putallaz, le porte-parole du magistrat PDC, a indiqué que ce dernier n’avait pas changé d’avis sur la question et n’envisageait pas pour l’heure de déposer de demande de crédit. (TDG)

Créé: 12.02.2018, 17h36

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