Des déductions pour alléger sa facture fiscale

FiscalitéDes dizaines de milliers de francs peuvent être biffés de la déclaration. Check-list pour ne rien oublier.

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Photo d'illustration. Image: Laurent Guiraud (archives)

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Sous format papier, il fait 62 pages. Il est souvent plus manipulable que la version Internet, plus difficile à lire sauf si on la consulte sur un écran géant. Le Guide fiscal, qui peut s’obtenir sur simple demande, regorge d’informations pour alléger sa facture fiscale. Certaines déductions tombent sous le sens et sont généralement corrigées – au bénéfice du contribuable – par les percepteurs. Rappelons que les cotisations sociales usuelles (AVS, AI, chômage, etc.) sont déductibles, tout comme la totalité des versements effectués à sa caisse de pension.

Si la réglementation interne de l’institution de prévoyance le permet, les rachats peuvent aussi être déduits. En fonction de chaque cas particulier, ces opérations peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers de francs. Enfin, les cotisations ou versements effectués – toujours au cours de l’année 2017 – dans un 3e pilier peuvent aussi être soustraits du revenu brut, mais à concurrence de 6768 francs pour les salariés et 33 840 francs pour les indépendants. Attention: les prélèvements sont soumis ensuite à l’impôt (lire ci-contre).

Sous certaines conditions, les frais professionnels et les frais de déplacement peuvent aussi être déduits, tout comme le gain de l’un des époux, avec des différences notables – et une grande complexité très helvétique – entre l’impôt cantonal et communal (ICC) et l’impôt fédéral (IFD).

Les primes d’assurance-maladie peuvent également être déduites, avec un maximum de 13 296 francs pour les contribuables âgés de 26 ans et plus. Quant aux frais de garde des enfants, la soustraction s’élève à 3992 francs pour l’ICC et à 10 100 francs pour l’IFD. Dans les deux cas, la déduction est acceptée pour chaque enfant jusqu’au mois du 14e anniversaire.

Une déduction importante sur la fortune est admise: 82 040 francs pour chaque contribuable, et donc 164 080 francs pour un couple. Et 41 020 francs supplémentaires peuvent être soustraits pour chaque charge de famille. Enfin, les versements aux partis politiques peuvent aussi être déduits, à concurrence d’environ 10 000 francs.


Les cryptomonnaies n’échappent pas au fisc

Les autorités fiscales vont, par exemple, retenir un cours de 13 784 francs pour le bitcoin.

Comme les propriétaires qui possèdent un lingot d’or au coffre de leur banque, des œuvres d’art qu’ils jugent inestimables ou d’autres objets de grande valeur, à l’exemple de montres haut de gamme, la valeur des cryptomonnaies doit figurer sur les déclarations fiscales.

La fortune doit être déclarée au cours de ces monnaies au 31 décembre, même si ces cryptomonnaies n’ont d’existence que sur une clé USB. Par exemple, un bitcoin valait 13 784 francs au 31 décembre 2017. Le cours fiscal des cryptomonnaies figure sur le site Internet de l’Administration fiscale cantonale. Beaucoup d’experts financiers mettent par ailleurs en garde contre ces monnaies, très spéculatives. R.R. (TDG)

Créé: 13.03.2018, 10h33

Le revenu issu des sous-locations est aussi imposé

L’argent récolté par le biais de plates-formes telles qu’Airbnb doit être déclaré. Et les règles se musclent.

Des petits malins passent encore entre les gouttes dans le dossier des sous-locations, qui ont explosé depuis dix ans dans le sillage de plates-formes telles qu’Airbnb.

Les gens doivent déclarer le produit de ces sous-locations, explique-t-on au sein de l’AFC. Le bénéfice est imposable. Exemple: si un appartement coûte 1500 francs à un locataire qui le reloue 2000 francs, il devra déclarer un revenu locatif de 6000 francs par an. «Sinon ces personnes s’exposent à des rappels d’impôts et à des amendes», souligne-t-on à l’Hôtel des Finances.

Voilà pour le volet fiscal. Rappelons que le gouvernement genevois a annoncé le 7 mars une clarification des règles liées à ces nouvelles formes d’utilisation de logements à vocation touristique (lire notre édition du 8 mars).

La modification effectuée fixera à une durée maximale de soixante jours par an la possibilité de mettre à disposition un logement par l’intermédiaire de telles plates-formes.

Dans son communiqué, le Conseil d’État a aussi rappelé que toute personne étrangère hébergée à titre lucratif doit être déclarée à la police, comme c’est le cas dans le secteur du tourisme professionnel. Enfin, des discussions toujours en cours doivent fixer les conditions du prélèvement automatique de la taxe de séjour directement par la plate-forme, ainsi que son montant. Ces nouvelles règles entreront en vigueur le 1er avril 2018. R.R.

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