Des bus autonomes pour la Ziplo et Archamps

MobilitéDes navettes automatiques seront testées sur chaque site durant trois ans.

Image d'illustration. Le véhicule autonome qui vient d'être autorisé à Meyrin.

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Alors que les Transports publics genevois viennent d’obtenir l’aval fédéral pour mettre en service un véhicule autonome sur une courte ligne à Meyrin, Plan-les-Ouates et Archamps développent la même ambition. La zone industrielle de la première commune (Ziplo) et la technopole de sa presque voisine haut-savoyarde comptent louer des navettes automatiques et les tester durant trois ans, dès septembre. Baptisé Echosmile, le projet est développé par le site français ainsi que l’Office genevois de promotion des industries et technologies (OPI) avec plusieurs partenaires dont les TPG ou Car Postal France.

Le but est de proposer, à terme, un passage transfrontalier entre les deux pays. Le communiqué diffusé lundi relève que «la douane de Bardonnex, la plus chargée d’Europe, a un trafic journalier de plus de 43 000 véhicules». Mais, au moins dans un premier temps, chaque navette commencera par s’ébrouer sur son propre pré carré, indépendamment l’une de l’autre. «Les navettes autonomes, telles qu’elles se présentent actuellement, ne sont pas forcément la meilleure manière d’assurer un transport pendulaire, à la fois en raison de leur faible vitesse et de leur capacité», explique Jean-Marc Hilfiker, conseiller d’entreprise à l’OPI. On parle de véhicules comportant une douzaine de places assises alors que la Ziplo accueillera bientôt jusqu’à 10 000 employés, dont quelque 60% de frontaliers.

Dans un premier temps, le but est de tester les réactions du public face à de tels engins et aussi face au concept même d’un transport collectif modulable car assuré à la demande. «Certains travailleurs pendulaires rechignent à emprunter des transports en commun notamment car ils souhaitent une flexibilité dans leurs horaires de retour, par exemple s’ils veulent faire des courses en plein après-midi, relève Jean-Marc Hilfiker. Nous voulons vérifier si un transport collectif à la demande peut constituer une réponse à ce genre de problème.»

Des échanges d’information sont prévus avec le projet de programme de recherche européen Avenue, centré sur les véhicules autonomes, dont la direction a été confiée à l’Université de Genève. Dans ce cadre, des minibus autopilotés pourraient s’ébrouer dans le domaine hospitalier de Bel-Air et dans le quartier meyrinois des Vergers. (TDG)

Créé: 13.06.2018, 18h23

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