Des associations réclament des loyers abordables

LogementDes syndicats, les Verts, les partis de gauche et des groupements de la société civile montent au front.

Vue aérienne de la rade de Genève

Vue aérienne de la rade de Genève Image: Laurent Guiraud

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La cherté et la pénurie de logements, en particulier ceux qui pourraient être habités par des jeunes, demeure un problème vivace dans le canton. En moyenne, il faut débourser plus de 800 francs par mois pour habiter un studio. Et, ont dénoncé en début d’après-midi trente associations, les partis de gauche, les Verts et des syndicats, trop de surfaces de bureaux se construisent. «Le Conseil d’État s’enveloppe dans son silence. Genève doit se construire avec et pour sa population. Et les jeunes doivent pouvoir quitter le logement familial», a détaillé Charles-Elie, du collectif Xénope. Le ton a été plus virulent chez Jean Burgermeister, représentant de SolidaritéS, qui a «exigé» que le Conseil d’État «exproprie les propriétaires possédant des logements vides. Si le gouvernement refuse de prendre ses responsabilités, nous les prendrons!»

De son côté, la députée Caroline Marti va intervenir au Grand Conseil afin que les lois en vigueur «soient appliquées». La parlementaire socialiste va évoquer la LDTR (Loi sur les démolitions, transformations et rénovations) qui prévoit notamment «l’expropriation temporaire de l’usage des appartements locatifs laissés abusivement vides». Ces groupements réclament aussi l’interdiction de baux inférieus à trois ans et «l’arrêt des expulsions des locataires pour retard de paiement sans solution digne de relogement».

Beaucoup de jeunes ne parviennent pas à se loger à des prix décents. Deux étudiantes l’ont rappelé. La situation pourrait cependant se détendre globalement sur le front du logement. Selon l’Ocstat, 5000 logements sont actuellement en construction dans le canton. Mais, pour l’heure, les trente associations, partis et syndicats vont se mobiliser pour défiler dans la rue samedi 17 mars derrière le slogan «Droit à la ville». En écho à une manifestation similaire qui s’était déroulée en octobre, avec près de 2000 participants. Roland Rossier

(TDG)

Créé: 31.01.2018, 19h41

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