Découverte genevoise prometteuse contre le paludisme

SantéDes chercheurs de l’Uni de Genève ont trouvé le moyen de bloquer le développement du parasite le plus dangereux.

Les chercheurs ont trouvé le moyen de bloquer le développement du parasite Plasmodium falciparum, le plus dangereux des pathogènes paludiques transmis par la piqûre de certains moustiques. Il tue à lui seul 600?000 personnes chaque année – soit 90% des décès dus à la malaria – en s’attaquant à leurs globules rouges.

Les chercheurs ont trouvé le moyen de bloquer le développement du parasite Plasmodium falciparum, le plus dangereux des pathogènes paludiques transmis par la piqûre de certains moustiques. Il tue à lui seul 600?000 personnes chaque année – soit 90% des décès dus à la malaria – en s’attaquant à leurs globules rouges. Image: AFP

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C’est une découverte qui va peut-être sauver énormément de vies. Des chercheurs de l’Université de Genève (UNIGE), en collaboration avec des confrères bâlois, ont identifié une série de molécules permettant de neutraliser le parasite responsable du paludisme, aussi appelé malaria. A terme, cela pourrait servir à mettre au point de nouveaux médicaments contre cette maladie, qui tue des centaines de milliers de personnes par an. Une nouvelle bienvenue alors que les agents pathogènes de la maladie deviennent de plus en plus résistants aux traitements. Les chercheurs ont trouvé le moyen de bloquer le développement du parasite Plasmodium falciparum, le plus dangereux des pathogènes paludiques transmis par la piqûre de certains moustiques. Il tue à lui seul 600 000 personnes chaque année – soit 90% des décès dus à la malaria – en s’attaquant à leurs globules rouges. Pour l’en empêcher, les scientifiques ciblent la protéine Hsp90, qui joue un rôle central dans la survie du parasite, ainsi que dans sa résistance aux traitements.

Or, cette protéine a un point faible: une «niche» dans laquelle peuvent se loger certaines molécules grâce à leur structure tridimensionnelle, ce qui a un effet inhibiteur sur la protéine. La croissance du Plasmodium falciparum est ainsi freinée. Incapable de se reproduire, le parasite est éliminé par le système immunitaire. Hsp90 est aussi présente dans les cellules humaines, mais sous une forme légèrement différente, dépourvue de cette «niche», ce que les chercheurs avaient déjà découvert il y a deux ans. L’effet des molécules inhibitrices est donc inoffensif pour l’homme.

Pour identifier les bonnes molécules parmi des centaines d’autres, les scientifiques ont eu recours à une modélisation en temps réel, en adaptant les outils informatiques existants. «Nous avons pu faire des tests pour voir quelles molécules entraient dans la niche de la protéine Hsp90, comme un enfant qui apprend à faire entrer des formes dans les trous correspondants», schématise Didier Picard, professeur au Département de biologie cellulaire de la Faculté des sciences.

Cette découverte offre de grandes perspectives dans la lutte contre la malaria, avec à la clé l’arrivée d’une nouvelle génération de traitements antipaludiques. «Il pourrait être beaucoup plus difficile au Plasmodium falciparum de développer une résistance à ces traitements, prédit Didier Picard. Il faudrait pour cela que la protéine Hsp90 fasse une mutation, or le parasite en a besoin sous sa forme actuelle. C’est en tout cas notre hypothèse.» (TDG)

Créé: 10.07.2016, 20h04

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