Davantage de rues vont honorer des femmes

GenèveLe Conseil d’Etat souhaite un rééquilibrage des sexes dans la nomenclature des artères du canton.

Actuellement, moins d’un pour cent des rues du canton évoque une personnalité féminine.

Actuellement, moins d’un pour cent des rues du canton évoque une personnalité féminine. Image: Georges Cabrera

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Les femmes restent trop rares à se voir honorées en donnant leur nom à une rue du canton. Le Conseil d’Etat a dit mercredi partager ce souci exprimé par le Grand Conseil. Les députés ont voté en mars une motion demandant une féminisation accrue de la nomenclature des rues, et cela à l’unanimité, alors qu’un refus s’était dessiné en commission spécialisée.

L’Exécutif emboîte le pas, alors qu’il a récemment incité les communes à privilégier la toponymie ou l’histoire locale dans leurs propositions, plutôt que des personnalités. Comment concilier les deux injonctions? «Le règlement demande que les personnalités honorées aient un lien avec le lieu et qu’elles aient réellement marqué leur époque, tempère Laurent Niggeler, directeur de la mensuration officielle. Cette exigence demeure, mais nous allons maintenant en plus écrire à l’Association des communes pour les inciter à proposer davantage de femmes.» «C’est réjouissant et cela va au-delà du symbole, réagit Delphine Klopfenstein, députée à l’origine de la motion. Ces plaques bleues font partie de notre quotidien et elles ont de l’influence, tout comme une affiche publicitaire en a une!»

La cause féminine est déjà en passe de progresser sur nos plans urbains. La commission cantonale de nomenclature a récemment donné son feu vert à la ville de Vernier, désireuse d’honorer Emilie de Morsier, une féministe et pacifiste native de la commune. L’artiste peintre Aimée Rapin est bien partie pour devenir une adresse du quartier de la Forêt, en Ville de Genève, laquelle souhaite aussi loger la théologienne calviniste Marie Dentière aux Crêts-de-Champel. Le magistrat chargé de l’Aménagement, Rémy Pagani, confirme la volonté de la Ville de Genève: «Avec la majorité du Conseil administratif, nous avons décidé que les rues dédiées à des personnes ne le seraient qu’à des femmes afin de rattraper le déséquilibre actuel.» Moins d’un pour cent des rues du canton évoque une personnalité féminine.

(TDG)

Créé: 23.08.2017, 19h31

Articles en relation

A la poursuite d’Isabelle Eberhardt

SERIE D'ETE Un nom, une rue (3/5) Cette femmes écrivain, journaliste et reporter de guerre, née à Genève en 1877, a sa rue aux Grottes. Parcours sur les traces en creux de sa vie de nomade. Plus...

Sur les pas de l’aventurière genevoise Ella Maillart

Cinéma Vingt ans après le décès de cette pionnière, un film conte ses voyages extraordinaires. Deux amis témoignent. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Les Ukrainiens se choisissent un humoriste comme président
Plus...