Cinq femmes tabassées à la sortie d’une boîte

GenèveUne femme a été frappée. Quatre autres ont tenté de la secourir avant d’être rouées de coups. L’une d’elles est dans le coma.

Les cinq victimes ont été secourues sur la place des Trois-Perdrix, à quelques mètres en contrebas du club.

Les cinq victimes ont été secourues sur la place des Trois-Perdrix, à quelques mètres en contrebas du club. Image: STEEVE IUNCKER-GOMEZ

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La fête, puis le cauchemar. C’est à la fermeture de la discothèque le Petit Palace, au cœur de la Vieille-Ville, qu’une violente altercation impliquant plusieurs personnes a éclaté ce mercredi au petit matin. On dénombre cinq blessées. Deux d’entre elles sont grièvement touchées, selon nos informations. Les auteurs, des hommes dans la vingtaine, restent activement recherchés par la police.

Le fil des événements, assez confus au départ, se reconstitue peu à peu. Voici les premiers éléments recueillis par la «Tribune de Genève» à ce stade de l’affaire. Alors que plusieurs fêtards quittent la boîte de nuit à 5 h, une jeune femme accompagnée d’un ami se fait insulter par un groupe de jeunes hommes. Elle se fait carrément frapper à coups de poing, de pied et avec une béquille. Des témoins de la situation, quatre femmes qui sortent également du club, interviennent pour lui prêter secours. Elles sont à leur tour tabassées avec la même violence. L’une d’elles est gravement atteinte à la tête. Une autre, ancienne serveuse de l’établissement, comme l’a révélé Radio Lac, est la plus sérieusement touchée. Elle se trouvait toujours dans un état critique dans la soirée.

Des actes gratuits

De nombreux fêtards présents sur les lieux ont sorti leur téléphone portable pour prendre des photos, mais aussi pour contacter la police dès 5 h 12, arrivée quelques minutes plus tard, avec les secours. Quatre ambulances, un véhicule du Service médical d’urgence des Hôpitaux universitaires de Genève et le médecin-chef des secours se sont déplacés. Toutes les victimes ont été retrouvées en contrebas, sur la place des Trois-Perdrix, devant la Bibliothèque de la Cité. Les auteurs, eux, ont pris la fuite. Une demi-douzaine d’hommes seraient recherchés. Pourquoi ce déchaînement de violence? Tout laisse penser à des actes gratuits.

Contactée peu de temps après l’intervention, la porte-parole de la police, Joanna Matta, a confirmé l’événement: «Des faits de violence sont survenus à la place des Trois-Perdrix entre un nombre indéterminé de personnes, en tout cas quatre. Cinq personnes ont été conduites à l’hôpital.» Une enquête est en cours, menée par la Brigade criminelle. Pour l’heure, le Ministère public ne fait pas de commentaire.

Actuellement en vacances à l’étranger, le patron du Petit Palace, choqué par les faits, n’avait pas connaissance que des personnes impliquées sortaient de son établissement.

Bagarres courantes

Peu de temps après la rixe, à 7 h 30, la place avait retrouvé sa quiétude. À l’Hôtel Central, aux premières loges, le réceptionniste Théo se souvient avoir été réveillé en sursaut. «J’ai entendu de gros bruits, du verre cassé, des cris, des insultes, «Arrête!» et «Viens on y va, la police arrive». Le ton montait. Il y avait beaucoup de personnes impliquées. Des garçons, des filles. Cela a duré un petit moment. La police est intervenue un peu plus tard.» Il n’a pas entendu appeler à l’aide. Un habitant à la retraite a lui aussi été tiré de son sommeil abruptement: «J’ai entendu que ça criait. Des hommes et des femmes. Cela a bien duré une demi-heure.»

Comme le réceptionniste, cet habitant de l’hyper-centre n’a pas appelé la police et ne s’est pas davantage inquiété. Pourquoi? «Les cris, les bagarres, c’est du courant ici! s’exclame le retraité. Cela arrive pratiquement tous les soirs à la fermeture des boîtes de nuit. Mais c’est vrai que cette fois, cela a duré plus longtemps que d’habitude.» Une voisine tout juste rentrée de vacances abonde: «Il y a un mois, j’ai balancé une poignée d’araignées en plastique sur des gens qui hurlaient dans la rue. La prochaine fois, je leur jetterai de l’eau.» (TDG)

Créé: 08.08.2018, 21h43

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