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ClimathonUn «hackathon» sur le thème du climat a réuni une soixantaine de participants de tous horizons au Campus Biotech.

Vingt-quatre heures pour construire une vision durable et relever les défis climatiques avec des solutions innovantes avec la Ville et le Canton de Genève, l'Université de Genève, les Services industriels de Genève ainsi que d'autres partenaires.

Vingt-quatre heures pour construire une vision durable et relever les défis climatiques avec des solutions innovantes avec la Ville et le Canton de Genève, l'Université de Genève, les Services industriels de Genève ainsi que d'autres partenaires. Image: STEEVE IUNCKER-GOMEZ, SÉBASTIEN ANEX, LAURENT GUIRAUD, LUCIEN FORTUNATI ET MAGALI GIRARDIN

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Vingt-quatre heures, pas une minute de plus. C’est le temps dont disposent les participants au premier Climathon genevois pour trouver des solutions concrètes à des enjeux locaux sur le thème du climat. Ils sont une soixantaine, de tous âges et tous horizons, épaulés par une vingtaine d’experts, à avoir accepté de relever les défis proposés par les partenaires de l’événement, la Ville et le Canton de Genève ainsi que l’Université et les Services industriels de Genève (SIG).

Gros paquet de Post-it

Favoriser le covoiturage, réduire les émissions de CO2 du trafic motorisé, développer la téléconférence pour limiter les déplacements en avion, encourager le manger local ou diminuer la production de déchets. Tels sont les challenges de ce Climathon, organisé par l’incubateur Impact Hub et l’entreprise Eqlosion dans les locaux du Campus Biotech, à Sécheron. Les participants disposent pour cela de l’appui d’experts, d’une marche à suivre pour monter un projet en vingt-quatre heures et d’un gros paquet de Post-it.

De vendredi midi à samedi midi, plusieurs équipes travaillent sans relâche sur chaque défi. Au final, elles auront cinq minutes pour présenter leur solution. Pas de temps à perdre, donc. Une fois formées, les équipes se mettent au travail. «C’est très enrichissant de participer à ce Climathon, confie Assouane Allemand, étudiante de 21 ans en graphisme qui fait partie du groupe travaillant avec les SIG sur la question du manger local. On rencontre beaucoup de personnes très différentes. Comme c’est mon premier hackathon et que je suis la seule étudiante, j’avais peur d’être inexpérimentée, mais finalement, je me sens utile.»

Christelle Giraud, d’Eqlosion, s’étonne qu’il n’y ait pas davantage d’étudiants, après le mouvement des grèves du climat. «Nous n’avons peut-être pas assez bien expliqué qu’il n’y a pas besoin de compétences particulières pour venir à un hackathon, même si beaucoup sont des professionnels. Ce qui est important, c’est d’avoir de l’ouverture d’esprit et d’être capable de travailler pendant vingt-quatre heures avec des gens qu’on ne connaît pas.» Pas toujours facile. Il peut y avoir des moments de tension, voire des problèmes de langue, puisque, reflet de la Genève internationale, une partie des participants est anglophone.

Yoga et danse de nuit

Pour éviter les conflits et lutter contre la fatigue, plusieurs moments de détente sont proposés au milieu de la nuit. Des séances de yoga ou de danse se tiennent dans les couloirs du campus, ce qui n’empêche pas certains de piquer un somme dans un coin. «Tout d’un coup, j’ai entendu des ronflements dans les haut-parleurs, rigole Félix Stähli, d’Impact Hub. Quelqu’un s’était endormi près d’un micro!»

Arrive enfin le moment de dévoiler les idées écloses au cours de ce marathon de brainstorming. Chaque équipe peaufine sa présentation sous l’œil de professionnels du marketing et de la communication. Parmi les projets remarqués, l’un veut fermer certaines rues de la ville de Genève au trafic motorisé les mercredis alors qu’un autre suggère de créer une plateforme de covoiturage mettant en avant les centres d’intérêt des usagers afin de transformer le trajet en un moment d’échange. D’autres ont travaillé, en duplex avec une équipe basée à Shenzen, la Silicon Valley chinoise, sur un logiciel de téléconférence limitant le transit de données par des serveurs informatiques aux quatre coins du monde. Un groupe propose quant à lui d’installer des rayons de produits locaux à l’entrée des supermarchés, pour inciter les clients à acheter d’abord local.

«Dans les hackathons, il émerge souvent des concepts qui finissent par être concrétisés par nos partenaires institutionnels ou privés, se réjouit Félix Stähli. C’est valorisant pour les hackers, qui sont pris au sérieux.» Pour Giorgio Pauletto, directeur en charge de l’innovation aux SIG, l’expérience ne s’arrête pas à la fin du Climathon. «Nous allons rester en contact avec les participants. Cela nous permet de ne pas travailler toujours en vase clos.»

Créé: 17.11.2019, 21h11

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