Bernex rêve de devenir une commune sans mazout

EnvironnementUn programme vient d’être lancé pour inciter les habitants et les entreprises à passer aux énergies renouvelables.

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Photo d'illustration. Image: VALDEMAR VERISSIMO

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C’est un objectif ambitieux que s’est fixé la Commune de Bernex. D’ici à 2030, elle espère réduire de 96% la consommation de mazout sur son territoire. Dans ce but, elle vient de lancer un programme pour inciter les habitants et les entreprises à passer aux énergies renouvelables pour se chauffer.

La Municipalité a réalisé un bilan de la consommation de mazout sur tout le territoire communal, laquelle s’élève à 7 millions de litres par an. Elle en conclut qu’il y a là un fort potentiel pour atteindre l’objectif de réduction de 20% des émissions de CO2 prévu par le Plan directeur des énergies de la commune. De plus, un inventaire des installations de chauffage a montré que de nombreux bâtiments devront bientôt renouveler la leur. Il s’agit donc d’en profiter pour encourager la transition vers les énergies renouvelables. «Les alternatives au mazout existent et elles sont devenues accessibles et surtout rentables», souligne le maire de Bernex, Cyril Huguenin.

En partenariat avec l’Office cantonal de l’énergie et les Services industriels de Genève (SIG), la Commune propose d’accompagner les privés dans l’élaboration de leur projet et dans la recherche de subventions. Un soutien financier est aussi prévu. Le coût d’une expertise préliminaire est en grande partie pris en charge, ainsi que 10% du prix des travaux de remplacement de la chaudière. Le programme s’adresse également aux gros consommateurs, tels qu’entreprises, régies d’immeubles ou EMS.

L’Exécutif bernésien table sur une réduction de la consommation de mazout de 460 000 litres chaque année. Cyril Huguenin est convaincu que les bonnes volontés ne manqueront pas: «Nous estimions le nombre de privés remplaçant leur chaudière à deux ou trois par an, mais il y en a déjà cinq qui nous ont contactés en à peine une semaine, dont deux chez qui l’expertise a déjà été faite.»

De son côté, la Municipalité va poursuivre ses efforts afin de réduire sa propre consommation de mazout, puisque celui-ci est encore utilisé pour chauffer quelques infrastructures communales. D’ici à deux ans, l’école de Lully sera par exemple raccordée à un réseau de chauffage à distance. Une centrale à pellets de bois chauffe déjà huit bâtiments au centre du village. (TDG)

Créé: 09.04.2017, 17h19

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