Baignade dans le Rhône, gare à la noyade!

SécuritéLa noyade évitée de peu au début de l’été a relancé le débat sur la sécurité des baigneurs.

Durant les beaux jours, les plates-formes installées sur et aux abords du Rhône ne désemplissent pas.

Durant les beaux jours, les plates-formes installées sur et aux abords du Rhône ne désemplissent pas. Image: Patrick Gilliéron Lopreno

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Une noyade dans le Rhône a été évitée de justesse à la fin de juin. Un adolescent s’était alors jeté à l’eau pour sauver une retraitée en détresse, en aval de la jonction du fleuve et de l’Arve. L’incident interpelle au vu de l’énorme succès que rencontrent les nombreuses plates-formes installées en aval du pont de Sous-Terre. Les beaux jours d’été, ce sont jusqu’à 1500 Genevois qui profitent des nouveaux aménagements le long du cours d’eau. Et plusieurs centaines qui se jettent à l’eau. Comment la sécurité des nageurs est-elle assurée? Quels risques courent les baigneurs?

La signalétique sur les rives est claire: «L’utilisation des espaces de détente se fait sous la responsabilité des usagers.» Plus bas: «L’Etat de Genève et SIG déclinent toute responsabilité en cas d’accident.» En bref, à chacun d’assumer sa propre sécurité. «Il y a quelques années, une loi cantonale nous obligeait à équiper les débarcadères et les ponts de moyens de sauvetage, indique François Gard, responsable des travaux lacustres de la capitainerie. Les gens s’amusaient à jeter les bouées à l’eau. La loi a alors été adaptée compte tenu de l’impossibilité de sa mise en œuvre.»

De l’eau à 8?degrés

La baignade dans le fleuve est pourtant loin d’être exempte de danger. «A la jonction de l’Arve et du Rhône, la température de l’eau peut chuter jusqu’à environ 8?degrés, risquant de provoquer une réduction de la force musculaire ou une hypothermie», prévient le responsable. Sans oublier la force du courant, les variations de débit du cours d’eau et les divers obstacles (rochers, objets flottants, etc.) qui peuvent mettre en difficulté même un bon nageur.

Que dire alors de la multiplication des pontons? «Ce sont avant tout des lieux de détente, précise François Gard. Nous ne sommes pas dans des bains publics, nous avisons des risques liés à la baignade mais nous ne pouvons pas l’interdire. Aux gens d’évaluer eux-mêmes le danger.» Une responsabilisation des baigneurs qui semble plutôt bien fonctionner. «Etonnamment, nous avons eu très peu d’interventions jusqu’à maintenant. On touche du bois! informe Jacques Stoppa, appointé de la police de la navigation. Nous effectuons plusieurs passages préventifs par semaine, selon les conditions.»

Des risques d’amende

La présence d’un surveillant serait-elle toutefois envisageable sur le site? «La question est de savoir quel périmètre la personne surveillerait, s’interroge François Gard. Tous les étés, il y a des inconscients qui descendent torse nu jusqu’à Verbois.»

Si la baignade est autorisée entre le pont de Sous-Terre et la jonction des deux cours d’eau, elle est en revanche interdite en amont de l’ouvrage et depuis ce dernier. Que risquent les contrevenants? Une amende, pour les plus chanceux.

Pour l’heure, si vous voyez un baigneur en détresse dans le Rhône, deux solutions s’offrent à vous: vous jeter à l’eau ou appeler le 117. «Nous pouvons être là dans les dix?minutes», indique Jacques Stoppa. Un délai qui peut être long, selon les situations… Quant à la baigneuse sauvée au début de l’été, elle avait enfreint l’interdiction de baignade liée à la vidange de Verbois, qui courait jusqu’au 1er juillet inclus. Un acte également passible d’une amende. (TDG)

Créé: 08.08.2012, 07h41

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