Ana Roch sera-t-elle réélue à la tête du MCG?

PolitiqueAprès les mauvais résultats des élections, trois candidats se disputent les faveurs des militants.

Ana Roch

Ana Roch Image: Georges Cabrera

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Martyrisé par les dernières élections, où il a perdu pratiquement la moitié de ses voix par rapport à 2013, mais pas brisé, puisqu’il conserve un groupe et un élu au Conseil d’État, le MCG renouvelle mardi sa présidence.

Les membres du Mouvement citoyens genevois (MCG) ont été convoqués au Lignon. Trois candidats sont en lice. La sortante, la Verniolane Ana Roch élue en 2015 veut rempiler, mais deux candidats se dressent sur sa route: Christian Decorvet et Jean-Paul Derouette. Qui sont-ils? Le premier est responsable de la centrale d’achats des Services industriels genevois (SIG). Il a été brièvement député lors de la précédente législature, mais n’a pas été réélu. Le second est conseiller municipal MCG à Onex. Venu du Parti socialiste en 2013, il s’est présenté l’an passé à l’interne pour figurer sur la liste du premier tour de l’élection au Conseil d’État. Sans succès.

Une certitude, le programme des candidats est assez flou. Réservant ses propositions aux membres, Ana Roch avance vouloir «finir ce qu’elle a commencé à mettre en place ces dernières années». Car celles-ci ont été assez compliquées, dit-elle: la première année «par la présence d’Éric Stauffer à l’interne, la deuxième par ses attaques externes». Christian Decorvet? Il ne voit «pas l’intérêt de communiquer ses intentions à la population, qui n’élira pas le président. Mais en revanche, un article se justifiera certainement après l’élection pour en donner le résultat.» Enfin, il n’a pas été possible de joindre M. Derouette.

Nos sources internes ne sont pas très au clair non plus sur la ligne des uns et des autres. «Ana Roch, c’est la ligne unitaire, Jean-Paul Derouette, c’est l’aile gauche», dit l’une. En réalité, il semble que la contestation soit liée aux mauvais résultats du parti et, faut-il s’en étonner, à des ambitions personnelles: «Pour certains, Ana Roch ne s’est pas montrée assez ferme durant la campagne, pas assez fédératrice, nous explique un défenseur de la présidente. L’échec du MCG aux dernières élections, ce n’est pas que le sien. La faire partir maintenant serait un désaveu. En plus, avec elle, on sait ce qu’on a.» On en saura plus bientôt. (TDG)

Créé: 28.05.2018, 19h21

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