Abattages rue Hoffmann: le gouvernement s’explique

GenèveLes arbres supprimés n’avaient plus longtemps à vivre, justifie le Conseil d’État en réponse à un parlementaire.

Les arbres de la rue Hoffmann, vue aérienne.

Les arbres de la rue Hoffmann, vue aérienne. Image: DR

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Pourquoi diable le fait de surélever un immeuble motive-t-il qu’on abatte des arbres aux alentours? N’était-il pas possible de les sauvegarder? Et a-t-on fait les démarches correctement? Telles sont en substance les questions qui ont tarabusté le député Pierre Eckert, à la suite de tronçonnages survenus le 6 septembre rue Hoffmann, sur les hauts de la Servette, aux abords d’un immeuble portant les numéros 11 et 13 (l’édifice est au coin de la rue Chabrey). «Cet abattage a mis en émoi des habitants du quartier, qui n’étaient au courant de rien», s’offusque l’élu, surpris de ne pas avoir trouvé mention de ces abattages dans la Feuille d’avis. Le parlementaire Vert a adressé une question écrite au gouvernement, qui lui a répondu le 16 octobre.

«Dans le cas d’espèce, l’examen des arbres requis à l’abattage a mis en évidence leur état sanitaire décroissant, écrit le Conseil d’État dans sa réponse. Dès lors, ayant dépassé leur durée de vie usuelle dans un milieu urbain, ils auraient dû être remplacés à courte ou moyenne échéance. En délivrant l’autorisation d’abattage en question, le service a ainsi pris en considération les exigences de sécurité d’un tel chantier, qui rendaient la mise en place d’un échafaudage incontournable, la faible durée de vie résiduelle des arbres et l’opportunité d’une replantation de bonne qualité qui assurera une image paysagère viable.»

L’Exécutif confirme que les abattages sont liés à l’autorisation de rénover et de surélever l’immeuble, ainsi que de revoir ses aménagements extérieurs. L’autorisation relative a été publiée en novembre 2016. Vérification faite, le dossier montre une autorisation d’abattage, datée du 30 juin 2015, suivie d’un préavis liant du 29 février 2016. L’Exécutif relève que des compensations d’une valeur totale de 38 000 francs ont été exigées, que ce soit sous forme de plantations sur place ou de versement à un fonds.

Créé: 26.10.2019, 15h28

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