A Vernier, le café Nénuphar réinsère avec goût

RestaurationLa Ville a transformé l’ancien centre de quartier des Libellules en charmant restaurant et y offre des stages de retour à l’emploi.

Yves Falquet, responsable de la cuisine et employé du service social, chapeaute le lieu et les stagiaires «avec énormément de plaisir».

Yves Falquet, responsable de la cuisine et employé du service social, chapeaute le lieu et les stagiaires «avec énormément de plaisir». Image: © Olivier Vogelsang / Tamedia

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Petit rectangle en béton, posé derrière les tours des Libellules, le Nénuphar propose de délicieux menus à des prix modestes dans un cadre branché et convivial. Depuis deux ans, un cuisinier professionnel y encadre des stagiaires verniolans en réinsertion professionnelle.

«La Ville de Vernier essaie de faire du sur-mesure pour aider ses habitants à se remettre en activité à travers quelque chose de concret et pratique, explique Florian Kettenacker, délégué à l’emploi. Lors de la réhabilitation des Libellules, nous avons choisi de mettre de l’énergie et quelques ressources pour réhabiliter l’ancien centre de quartier. Nous voulions en faire quelque chose de charmant où nous puissions fonctionner comme employeur.»

A coup de peinture des jeunes du quartier, grâce à du mobilier Ikea négocié à bon prix et à du matériel de récupération, le Nénuphar a fleuri. «Le but est d’y offrir un terrain d’apprentissage et un service de restauration à base de produits frais et à bon prix dans une ambiance familiale», poursuit Florian Kettenacker.

Pari réussi. Depuis son arrivée il y a quelques mois, Yves Falquet, responsable de la cuisine et employé du service social, chapeaute le lieu et les stagiaires «avec énormément de plaisir». «Je leur fais découvrir le métier et observe leurs capacités, explique-t-il. Les maths, la caisse, le français: on essaie de travailler sur des choses ciblées.»

Chacun vient au Nénuphar avec des objectifs précis à atteindre durant une période de deux à douze mois. Ces buts sont régulièrement discutés avec des conseillers en réinsertion professionnelle. «Pendant longtemps, je n’ai plus travaillé, explique Reginalda, engagée jusqu’au mois de décembre. C’est très sympa et dynamique ici, cela m’a permis de retrouver le rythme de la vie professionnelle.»

Ce lundi, cette Brésilienne d’origine accueille avec plaisir une nouvelle collègue, Renuka, qu’elle connaissait de vue car leurs filles ont le même âge.

Yves Falquet conseille à ses employés de nouer des contacts avec les habitués. «Le Nénuphar est aussi un lieu d’écoute. J’encourage à prendre du temps avec les personnes seules, à s’asseoir avec elles et à leur raconter des histoires de leur pays d’origine, par exemple, pour les faire voyager.»

La carte change chaque jour et s’inspire des spécialités des pays d’origine de chacun. «J’apprends d’eux et ils apprennent de moi, poursuit Yves Falquet. En revanche, le client doit être un peu tolérant car on peut parfois être surchargés. Il n’y a pas de service express.»

Créé: 18.09.2016, 18h13

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