A Chêne-Bougeries, les abeilles veulent soigner leur réputation

NatureDeux ruches pédagogiques ont été installées dans un parc. La Mairie aimerait en disposer ailleurs à terme.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Les abeilles deviennent vos amies à Chêne-Bougeries. En pionnière dans le canton, la Commune a fait installer deux ruches dites «pédagogiques» dans le parc Stagni, derrière la mairie. Leurs particularités: une «cheminée» culminant à 2,80 m du sol et des fenêtres sur les côtés qui permettent d’observer l’activité de ces petites bêtes en présence d’un apiculteur. Pascal Crétard, président de la Société genevoise d’apiculture, distribue pour la Suisse ces nouveaux modèles conçus en France: «Plutôt que de placer des ruches urbaines sur les toits, comme le font certaines grandes entreprises «pour faire bien» et que personne ne voit, nous avons proposé ces installations pour les écoles ou les parcs.»

A Chêne-Bougeries, un homme porte ce projet qui se veut didactique: Jean Locher, conseiller administratif. «L’idée est de banaliser la figure de l’abeille, notamment auprès des enfants, explique-t-il. L’aspect pédagogique est très important. Ça a l’air bête mais on ne peut pas vivre sans les abeilles. Le but est de démystifier cet insecte.» Car ses piqûres ont beau être douloureuses, l’abeille a des vertus évidentes pour l’écosystème. «La pollinisation dépend en grande partie d’elle, rappelle Pascal Crétard. Il faut sensibiliser la population à cette problématique.» Des séances d’information lors desquelles les habitants pourront observer les abeilles sont prévues pendant l’été. D’ici là, les promeneurs devront se contenter d’apprécier leurs multiples allers et venues dans la cheminée. Aux dernières nouvelles, seule l’une des deux ruches du parc Stagni est habitée, depuis la semaine dernière. L’autre devrait accueillir ses nouvelles résidentes ces prochains jours. Chacune peut abriter plus de 50 000 abeilles en pleine saison. Et sans aucun danger pour les riverains. Car à l’inverse des ruches urbaines habituelles qui doivent être à l’abri de tout passage, celles-ci peuvent être placées à peu près partout.

En cas de succès de l’opération, Jean Locher a pour idée d’en installer d’autres à travers sa commune. Et même à proximité, voire dans les écoles: «Si un apiculteur explique à des enfants le comportement des abeilles, cela va les démystifier et faciliter leur acceptation et leur présence à nos côtés. Plus tard, l’enfant ne cherchera pas à l’écraser lorsqu’elle lui tournera autour.»

Quant à la question de savoir si l’on dégustera bientôt du miel de Chêne-Bougeries, l’objectif n’est pas là. «Nous n’allons pas chercher à en faire des quantités, concède Pascal Crétard. Nous voulons simplement montrer que l’abeille est là.»

(TDG)

Créé: 07.05.2017, 17h02

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Donald à l'ONU
Plus...