550 élèves genevois dansent le Sacre du printemps

DéfiTrois écoles primaires montent le ballet de Stravinsky dans une version originale. Un pari fou! Première le 3 mai.

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Stravinsky n’a désormais plus de secrets pour les élèves des trois écoles primaires de Geisendorf. Le célèbre ballet relatant le sacrifice d'une jeune fille par des sages afin de de satisfaire le dieu du printemps est revu et corrigé spécialement pour l'établissement scolaire. A l'origine de cette aventure un peu folle qui a commencé il y a un an et demi, Bernard Lambelet, enseignant de 6P, un fan inconditionnel de Stravinsky. Le projet est fédérateur. Il rassemble les élèves, leurs parents et tous les partenaires de l’établissement scolaire.

Un projet ambitieux

«L’idée était de faire danser plus de 550 élèves de la 1P à la 8P, explique Jean-Martin Keller, directeur de l’établissement scolaire Geisendorf. Au vu de l’immensité du projet, nous avons vite dû faire appel à une expertise externe.» C’est de là qu’a commencé la collaboration avec l’atelier de danse Manon Hotte.

«L’aventure est énorme!» lance la chorégraphe. Son défi n’était pas des moindres: inculquer la danse contemporaine à des enfants de 4 à 12  ans, plus habitués au rap qu'à la musique classique. Manon Hotte, que l'expérience artistique a visiblement touchée, explique: «Il s’est agit d’amener la danse aux enfants, de leur faire prendre conscience de leur corps et du fait qu’ils peuvent l’utiliser comme la parole pour expliquer une histoire.»

La naissance du quartier

L’intrigue du Sacre du Printemps a été inversée, «au lieu de détruire, nous construisons. C’est un sacrifice à l’envers», poursuit la chorégraphe. Le spectacle «Du pré au préau» relate l'histoire du parc de Geisendorf. «Cela a permis aux élèves de travailler sur quelque chose de connu et de participer à l’élaboration de la chorégraphie en donnant leurs idées», s’enthousiasme Manon Hotte.

Une aventure fédératrice

«C’est un magnifique projet, cela permet aux élèves de tous âges d’apprendre à se connaître. Nous avons remarqué une véritable entraide entre les plus grands et les petits», déclare Jean-Martin Keller. Le directeur se félicite également de la participation active des parents.

Toute intimidée, Selena, 6 ans, nous confie: «On fait plein de trucs rigolos et en plus j’apprends des choses de grands». Sa camarade Mathilde rigole et ajoute: «C'est vrai les grands sont gentils avec nous».

Le projet a pu voir le jour en grande partie grâce au budget participatif du Service des écoles et institutions pour l’enfance de la Ville de Genève. D'autres fondations privées ainsi que le fond Vivre Ensemble du Département de l'Instruction Publique ont également apporté leur soutien.

Les représentations auront lieu les 3, 6 et 7 mai à l’aula de l’ECG Henri-Dunant. (TDG)

Créé: 25.04.2013, 18h39

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