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Récit d’un défilé visant à se réapproprier la rue par l’action directe

Le but de la manifestation était d'occuper la rue de manière forte. Les casseurs ont pris le dessus, les dégâts sont considérables. Le monde culturel genevois condamne.

Sur les affiches et flyers, le lieu du rendez-vous: une «Sauvage», ce samedi, à 22 h, dans le parc des Cropettes. Concert? Rassemblement? Manifestation? Les trois à la fois, assortis d’un mot d’ordre non signé: «Nous prenons la rue car elle se passe volontiers des subventions qui servent maintenant à faire chanter les lieux de culture alternative.» Les participants sont nombreux à venir au rendez-vous. Les premiers ont amené de la musique, les suivants arrivent en bande organisée avec du matériel pour repeindre la ville. Ils ont le visage masqué, leur propre service d’ordre et la présence des photographes n’est pas tolérée dans leur périmètre.

Les tracts distribués sur l’herbe récapitulent les «conseils utiles à connaître en cas d’arrestation». Une bonne cinquantaine de participants déboulent avec leur tenue et panoplie émeutières. Ni contrôle ni fouille aux abords du parc. Les gendarmes étaient plus zélés, une semaine plus tôt, au départ du picoulet des collégiens…

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