En 1978 naît la Course de l’Escalade en Haute-Ville

Les années en «8» dans la «Tribune» (3/6)Elle ne compte alors que 800 concurrents – plus de soixante fois moins qu’aujourd’hui – et la «Tribune», qui n’est pas encore partenaire, ne la couvre guère.

Ce samedi 16 décembre 1978, les spectateurs découvrent la Course de l’Escalade.

Ce samedi 16 décembre 1978, les spectateurs découvrent la Course de l’Escalade. Image: Course de l'Escalade/Archives

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L’année du lancement de la Course de l’Escalade, on en parlait moins qu’aujourd’hui dans la «Tribune de Genève». Nous n’étions pas encore partenaires, on ne distribuait pas de bols de soupe au public et Léman Bleu (qui n’existait pas) ne la diffusait pas davantage. La première Course de l’Escalade a donc eu lieu le samedi 16 décembre 1978 à 16 heures. Mais la Julie n’en fait pas mention ce jour-là. Ni le lundi suivant. Quant au tableau des résultats, il demeure à jamais inconnu dans nos colonnes.

L’événement fait pourtant l’objet d’un article signé PMP (acronyme de Paul-Maurice Paratte, me souffle-t-on) paru le mercredi 13 décembre, soit trois jours avant, en rubrique Sports. Pas de photos. Et dans nos pages, un surtitre qui en dit long: «Première course du nom samedi en Haute-Ville de Genève». Curieusement, le papier (contrairement à l’affiche) ne parle pas de Vieille-Ville.

Le parcours est balisé par la cathédrale, la rue Calvin, le Grand-Mézel et l’Hôtel de Ville, et le centre d’accueil se situe à l’École de Contamines. Le nombre de concurrents annoncé est d’environ «800 coureurs, dont 120 féminines» (sic) . Par comparaison avec les chiffres de 2017, qui était une année record avec 51 107 inscrits, cela paraît dérisoire. L’an passé, les femmes y représentaient d’ailleurs 52,6% des participants.

En 1978, on ne se livre à aucune autre statistique, et on ignore sans doute l’engouement populaire que cet événement prendra au fil des années, et particulièrement depuis 2000 (de 1978 à 1999, on dispose de très peu d’outils statistiques). Du côté des prix, les premiers gagnants genevois et savoyards (amusant distinguo, abandonné depuis) recevaient une marmite. En fonte? En chocolat? Impossible de le savoir. On apprend en revanche que parmi les coureurs, les Suisses Richard Umberg, Guido Rhyn et Häfliger sont des concurrents solides, sans oublier Werner Meirer ou Rüfenacht. Parmi les Genevois, il y a Bühler, Baudet, Gälli, Niklès et Zehfuss. Le grand favori de la course est un Belge, un certain Ancion. L’histoire ne dit pas s’il a remporté la course en 1978.

Course de l'Escalade/Archives

Du 21 au 25 juin, la 69e Fête fédérale de gymnastique se tient à Champel et à Vessy. Vingt-six mille athlètes y participent, soit 9000 de plus que lors de la précédente, qui avait eu lieu à Aarau en 1972. C’est l’occasion d’y consacrer des unes et des pages, et de commenter un événement qui n’était plus revenu en Suisse romande depuis 1951 (cette année-là à Lausanne) mais avait déjà eu lieu à Genève en 1952. De superbes photos sont réalisées à la place Neuve, et la «Tribune» se charge d’en publier quelques-unes. P.G.

Course de l'Escalade/Archives

Durant le mois de décembre, un procès à Vevey attire les médias du monde entier. Il s’agit de celui des voleurs du cercueil de Charlie Chaplin, qui a eu lieu en mars. Les deux malfrats écoperont respectivement de quatre ans et demi et dix-huit mois de prison. Dans l’attente, l’événement fait la une de la Julie un jour sur deux et passionne l’opinion. Quarante ans plus tard, le musée Chaplin, ouvert en 2016, attire les foules. Et le vol du cercueil a fait l’objet d’un film de Xavier Beauvois, «La rançon de la gloire», en 2014. P.G.

Course de l'Escalade/Archives

Prévoir le succès d’un film est chose impossible. Sinon il suffirait de reproduire à l’envi certaines recettes à succès. Cela étant, c’est bien ce que tentent certains producteurs. Le 3 novembre 1978, un placard publicitaire dans la «Tribune» annonce la sortie au cinéma, à Genève, de «Die Schweizermacher» («Les faiseurs de Suisses») de Rolf Lyssy. Cette comédie deviendra l’un des plus gros succès du cinéma suisse, avec près de 950 000 entrées. Seul «Titanic» finira par le détrôner, en 1997. P.G.

Créé: 07.08.2018, 21h27

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