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Après 130 ans d’absence, le chat sauvage est de retour à Genève

Suite à plus d’une année d’observations, la présence d’au moins une dizaine de chats sylvestres est avérée.

Le chat sylvestre a été aperçu dans quatre forêts du canton, reconnaissable notamment à sa queue massive et tigrée.
Le chat sylvestre a été aperçu dans quatre forêts du canton, reconnaissable notamment à sa queue massive et tigrée.
Etat de Genève

La nouvelle vient de tomber, mais cela fait plus d’un an que les gardes de l’environnement genevois observent le phénomène: le chat sylvestre, une espèce de chat sauvage, est de retour dans les forêts du canton. Le secret a été bien gardé «afin de s’assurer qu’il s’agissait bien de ce type d’animal», relève Gottlieb Dändliker, inspecteur de la faune.

Le petit félin, notamment reconnaissable à sa queue plutôt courte, massive et tigrée, ornée d’anneaux sombres, a officiellement disparu de notre contrée en 1887, année où les six derniers individus ont été aperçus à Dardagny et Russin. Chassé pour sa fourrure et victime de la destruction de son habitat sylvestre, il avait alors quitté les lieux.

La présence d'un chaton prouve que le félin s'est reproduit dans nos forêts. (Image: Etat de Genève)
La présence d'un chaton prouve que le félin s'est reproduit dans nos forêts. (Image: Etat de Genève)

Mais avait-il totalement déserté le canton? Difficile à dire, car cet animal «un peu mythique», glisse Gottlieb Dändliker, est aussi le champion de la discrétion. «Depuis des années, des gens en signalaient, quelquefois avec des photos à l’appui. Mais il était difficile de s’assurer qu’il s’agissait bien de chat sylvestre», poursuit l’inspecteur de la faune.

Sans danger pour l'homme

Cette fois, pourtant, la présence du félidé à Genève est avérée. Où cela? «Dans quatre sites différents, détaille Gottlieb Dändliker. Du côté de Satigny, des bois de Chancy et de la Versoix ainsi que le long de l’Allondon. C’est la preuve, réjouissante, que nos forêts sont redevenues plus naturelles.» Difficile pour l’heure d’estimer le nombre d’individus, «mais sur la base de nos observations et de photos, ils sont au moins une dizaine. Et la présence d’un chaton nous prouve qu’ils ont pu se reproduire.»

Cette faune sauvage a-t-elle de quoi mettre les promeneurs sur les pattes arrière? «Non, l’animal est farouche mais sans aucun danger pour l’homme, indique le spécialiste. En revanche, bien que de petite taille, il sait défendre son territoire, face aux renards ou à des chats domestiques, par exemple. Là, il peut devenir très méchant!»

Le petit tigre des bois

Surnommé le petit tigre des bois en raison de son pelage, le chat sylvestre, qui s’était notamment replié sur les contreforts sauvages du Jura durant ses 130 ans d’absence, a peut-être profité des corridors biologiques pour reconquérir son ancien territoire genevois. Où il sera le bienvenu, car ce grand dévoreur de petits rongeurs peut être un auxiliaire utile à l’agriculture.

Le seul vrai danger pour lui, outre l’urbanisation, réside dans l’hybridation avec son cousin domestique «qui peut, à terme, faire disparaître la souche sauvage», précise Gottlieb Dändliker.

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