Unia réclame des salaires impayés à Uber

GenèveUnia a entamé des démarches judiciaires à Genève pour défendre des salariés de sociétés partenaires d'Uber.

Le syndicat demande une interdiction des activités du géant américain.

Le syndicat demande une interdiction des activités du géant américain. Image: Keystone

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A Genève, Unia entame des actions devant la justice pour défendre les intérêts de chauffeurs travaillant pour des sociétés partenaires d'Uber. Le syndicat réclame des centaines de milliers de francs de salaires impayés. «On va saisir les prud'hommes», a relevé jeudi devant la presse Umberto Bandiera, secrétaire syndical.

Unia va également continuer à invoquer la responsabilité d'Uber en tant que locataire des services de ces sociétés. Le syndicat demande une interdiction des activités du géant américain, le temps que ce litige soit réglé.

Ce conflit social qui a éclaté en décembre dernier a été ponctué par une grève des chauffeurs qui protestaient contre leurs conditions de travail «déplorables». Une médiation avec l'Etat avait ensuite permis de régulariser la situation par rapport aux assurances sociales, mais pas par rapport au montant des salaires dus. La Chambre des relations collectives de travail avait aussi été saisie.

Négocations en vue

Malgré cette «situation compliquée», Unia relève un élément positif «avec l'engagement d'Uber de poursuivre le dialogue». Ces futures négociations visent à créer des conditions-cadre afin de garantir le respect de la législation. Selon Unia, il est indispensable d'intervenir, car le nombre de diffuseurs de course est en augmentation.

Il faudrait beaucoup plus de contrôle pour faire respecter la loi, a relevé M. Bandiera. Le syndicat plaide pour une solution au niveau fédéral. «On assiste à un nouveau segment de précarisation», a souligné Roman Künzler, responsable national d'Unia pour le secteur des transports.

Nouvelles lois

En attendant, les cantons cherchent des solutions pour adapter leur législation à ce nouveau modèle économique. Une nouvelle loi sur les taxis est en vigueur à Genève depuis le 1er juillet dernier. Le gouvernement vaudois a transmis jeudi «un projet de loi sur Uber» au Grand Conseil. (ats/nxp)

Créé: 08.02.2018, 14h46

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