Une percée de verdure gomme la frontière

Mobilité douceAménagée sur le toit du CEVA, la voie verte reliant les Eaux-Vives à Annemasse vient d’être inaugurée dans sa totalité.

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«Trait d’union.» La métaphore est revenue vendredi dans la bouche de presque tous les orateurs qui ont pris part vendredi à l’inauguration de la voie verte reliant Annemasse aux Eaux-Vives. L’itinéraire, dédié aux mobilités douces, comporte une confortable piste cyclable bidirectionnelle flanquée d’un cheminement piétonnier et de plantations. Il est bâti au-dessus de la tranchée couverte qui abrite la future liaison ferroviaire CEVA et prend la place laissée libre en surface par l’ancienne voie ferrée inaugurée en 1888. Après une ouverture partielle des Eaux-Vives à Chêne-Bourg peu avant Noël, la voie verte est désormais praticable entièrement, sur près de 5 km. Une déviation, balisée, contourne le site toujours en chantier de la halte de Chêne-Bourg. L’itinéraire est déjà très utilisé.

«À Chêne-Bourg, à l’heure de pointe du matin, on voit un vélo toutes les dix secondes s’engager dans la voie verte», observe son chef de projet, Damien Duclos. La réalité semble donc concrétiser déjà les vœux exprimés lors de la cérémonie par de nombreux élus suisses et français, désireux de voir les mobilités douces progresser, en particulier dans les modes de déplacement des pendulaires.

«Cette voie verte inaugure la ville durable, celle des courtes distances», prédit Antonio Hodgers, ministre genevois de l’Aménagement. «On fait déjà face à un changement de société, de mentalité et dans les habitudes», observe Luc Barthassat, son homologue aux Transports. «Les pratiques de mobilité ont un impact sur l’environnement, le budget des ménages et la santé humaine», plaide Jean-Marc Bassaget, sous-préfet de Haute-Savoie. Et ce n’est qu’un début, rappelle le maire d’Annemasse, Christian Dupessey: «C’est la première concrétisation des projets transfrontaliers de mobilité, avant le Léman Express et le tram en 2019.»

Le tout a été fêté sur les berges du Foron, la rivière dont la rive droite marque la frontière franco-suisse entre Thônex et Gaillard. C’est à l’aplomb de cette démarcation internationale que le revêtement de la voie change d’un coup, trahissant le changement de pays. Côté français, mais pas sur sol genevois, des chicanes ont été prévues aux intersections avec les routes normales pour barrer l’accès aux engins motorisés. La voie n’est que l’embryon d’un réseau voué à se développer. Côté genevois, on veut poursuivre la voie verte à travers le canton jusqu’à Saint-Genis via Champel, la rive gauche de l’Arve, le viaduc ferroviaire de la Jonction, Vernier et la Zimeysa. Côté français, on réalise déjà par tronçons une voie verte qui doit relier le Léman au Mont-Blanc par la vallée de l’Arve, tout en ambitionnant de développer un itinéraire rhodanien qui, de Saint-Gingolph, rejoindrait la voie verte du CEVA et irait se prolonger… jusqu’à la mer. Eh oui, rien que ça! (TDG)

Créé: 27.04.2018, 17h11

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