Aménagement genevoisUne nouvelle passerelle pour cheminer le long du Rhône
Après presque deux ans de travaux, les promeneurs peuvent à nouveau emprunter le tronçon entre le pont de Sous-Terre et le viaduc de la Jonction.

Le chantier d’envergure de sécurisation du sentier des Falaises a pris fin, après presque deux ans; les promeneurs peuvent à nouveau emprunter la rive droite du Rhône, entre le pont de Sous-Terre et le viaduc de la Jonction.
Ce tronçon qui court sur 800 mètres était menacé par les éboulements et les chutes de pierres. Les travaux ont permis de consolider les filets de retenue et de remplacer la galerie couverte en béton, près de la station de pompage des SIG, par une passerelle à ciel ouvert, éloignée du bord direct de la falaise pour renforcer la sécurité du cheminement. Les modules de l’ancienne galerie, conservés et végétalisés, sont utilisés comme réceptacles pour la chute de gravillons.
Nicolas Betty, chef du Service aménagement, génie civil et mobilité de la Ville de Genève, a confié à Radio Lac que ce chantier, qui s'est déroulé en deux étapes, a été compliqué car soumis à des contraintes d’approvisionnement et de réalisation, le tout entrecoupé d’ouvertures estivales pour que baigneurs et promeneurs puissent profiter du Rhône. Le déboisement a été assuré par des cordistes et l’évacuation des troncs les plus imposants s’est faite par hélicoptère.
Ensuite, il a fallu poser de nouveaux filets, construire les fondations de la passerelle, acheminer des matériaux à l’aide de barges puis les assembler sur site, entre autres. En mai 2023, un incident a perturbé ces délicates opérations: une machine de chantier a glissé sur une pente et plongé dans les eaux du Rhône. L’ouvrier qui pilotait l’engin a heureusement pu s’extraire à temps. «Cela nous a conduits à mettre un focus sur la sécurité et a entraîné quelques suppléments financiers», précise Nicolas Betty.
La facture totale des travaux a d’ailleurs pris l’ascenseur, passant de 2 à 5 millions de francs. Au micro de la radio, le responsable relève que pour un tel chantier, «il est compliqué de définir à l’avance le périmètre exact d’intervention. Nous avons notamment découvert par la suite qu’il fallait conforter la falaise près du mur de soutènement.»
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