AboGenève rajeunit son marronnier qui fait son printemps
L'ancien marronnier, qui annonce le printemps depuis 1929, est mourant. Son successeur fait face à la tour Baudet.
Le titre de marronnier officiel vient de changer de mains, ou plutôt de branches. L'ancien tenant du titre étant mourant, on a désigné un autre arbre de la promenade de la Treille pour lui succéder et annoncer l'arrivée du printemps à partir de l'année prochaine. Il a été intronisé mardi matin en grande pompe, en présence du conseiller administratif Guillaume Barazzone et de Madame le sautier du Grand Conseil, Maria-Anna Hutter, le tout sous la garde d'un huissier de la Ville.
Quatrième tenant du titre
C'est le quatrième marronnier à faire office de repère printanier protocolaire depuis 1818. Le nouvel élu se trouve à côté du «marronnier fou» (lire ci-contre), pile en face de la tour Baudet, où siège le gouvernement cantonal. «Il est tout droit, élancé et proche du pouvoir», relève Maria-Anna Hutter pour expliquer son choix. C'est en effet elle – à qui revient depuis seize ans l'honneur de noter dans un registre bicentenaire la date d'apparition de la première feuille du marronnier officiel – qui a choisi celui-ci parmi tous ceux de la Treille. Non sans un brin de nostalgie: «Je suis un peu triste, confie-t-elle. Je m'étais habituée à l'ancien, que je saluais tous les matins en passant.» Mais cet arbre vénérable, qui annonçait le printemps depuis 1929, dépérit; il se dessèche et est atteint par un champignon s'attaquant aux vieux arbres, l'armillaire. «Il a droit à une retraite bien méritée après quatre-vingt-six ans au service de la Ville et du Canton, ce qui est un record dans la fonction publique», plaisante Guillaume Barazzone.
Eu égard à ces décennies de bons et loyaux services, l'ancien marronnier ne sera pas abattu, bien qu'il soit complètement penché. On le laissera simplement mourir de sa belle mort, à moins qu'il ne devienne dangereux pour les passants. Mais tout a été fait pour éviter cette éventualité, puisque deux solides béquilles le soutiennent déjà depuis des années. De plus, un périmètre de sécurité a été établi avec une barrière qui empêche de trop s'en approcher.
Descendance assurée
De toute manière, l'ancien marronnier survivra au travers de ses «clones». Depuis une dizaine d'années, voyant qu'il montrait des signes de sénilité, les arboriculteurs du Service des espaces verts ont assuré sa descendance en faisant des greffes de ses rameaux en pépinière. L'une de ces pousses, âgée de 10 ans, a d'ailleurs été plantée sur la Treille en décembre 2012.
Le successeur sacré mardi n'occupera donc l'auguste fonction que quelques années, à titre provisoire, un peu comme un régent. Cela en attendant qu'un véritable descendant du marronnier de 1929 ait grandi suffisamment pour assurer la relève. Il y aura donc dorénavant une authentique lignée héréditaire de marronniers officiels à Genève.
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