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Sécurité à Genève
Les acteurs des Acacias veulent la vidéosurveillance

Caméras de vidéoprotection installées au carrefour de la rue de Lausanne et rue des Alpes à Genève sous un ciel nuageux.

Des caméras sur l’espace public pour diminuer les nuisances dans le quartier des Acacias? Saisi d’une requête en ce sens, le Canton a livré sa réponse. Ce n’est «pas réalisable en l’état», a répondu Carole-Anne Kast, conseillère d’État chargée de la Sécurité, dans une lettre adressée à l’Association des habitants des Acacias (AHA).

«Nous sommes très déçus de cette réponse», réagit Henrique Ventura. Le président de l’association d’habitants était pourtant convaincu que les caméras représentaient «une occasion de stopper les nuisances et les conflits dont pâtissent les habitants et commerçants du quartier».

La proposition visait à faire installer un dispositif comparable à celui des Pâquis en pointant un secteur particulier, celui du Montecristo. Depuis plus de vingt ans, la boîte de nuit occupe un local de la rue Simon-Durand.

La boîte de nuit collabore

Si les premières doléances d’habitants datent de 2007, elles se sont intensifiées ces dernières années. Comme ce fut le cas un dimanche de 2024 au petit matin, quand une bagarre éclatait après l’accident d’une voiture venue percuter la terrasse d’un restaurant. «C’est vraiment invivable, protestait alors Henrique Ventura. Le parc est saccagé après chaque soirée, on découvre des bouteilles cachées dans les immeubles où les jeunes se retrouvent après la fermeture pour continuer de boire.»

Avant l’été, l’AHA a ainsi organisé une rencontre avec l’ensemble des acteurs des Acacias. Parmi eux, des commerçants, des travailleurs sociaux hors mur, les polices cantonale et municipale ainsi qu’un représentant du Monte-Cristo, Franck Rukundabantu, qui a cosigné la demande adressée aux autorités. «Nous travaillons main dans la main avec les acteurs du quartier, fait savoir ce dernier, et nous partageons le constat que des caméras dirigées vers l’espace public pourraient améliorer la situation.»

Conditions pas réunies

Quelques semaines après l’envoi de la requête, la réponse écrite de la magistrate socialiste est venue doucher les espoirs. Si elle déplore «les problèmes rencontrés dans ce quartier» et concède que «les efforts déployés par la police n’ont toujours pas permis une amélioration notable de la situation», elle rappelle que «l’installation de caméras à des fins préventives et dissuasives doit s’inscrire dans une politique globale de sécurité et faire l’objet d’une planification préalable».

Outre la participation de l’ensemble des acteurs institutionnels, un tel dispositif nécessite que les statistiques de la criminalité révèlent un phénomène criminel grave et répandu ou un sentiment d’insécurité dans la population.

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