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Hockey sur glaceGenève et Lausanne ne sont séparés que de 60 kilomètres

Sitôt l’annonce de la mise au placard de Chris McSorley officielle, les spéculations ont commencé. Et il y a une part de vérité.

Au bout du fil, Lausanne?
Au bout du fil, Lausanne?
Keystone

Historiquement, Genève-Servette et le Lausanne HC sont liés. Cela ne fait plaisir à personne, mais c’est un fait. Géographiquement, les deux clubs partagent le même lac. Ils partageaient le même propriétaire à un certain moment. Et nombreux étaient les joueurs à avoir évolué dans les deux organisations. Est-ce ce passé commun qui rend inévitable la rumeur d’une arrivée de Chris McSorley à Lausanne? Pas que.

S’il est un club qui a un besoin urgent de leadership, c’est bien le Lausanne HC. Actuellement, l’inexpérimenté Petr Svoboda fait au mieux pour éteindre les différents incendies qui prennent aux quatre coins de la Vaudoise aréna (au sens figuré, bien sûr). Entre les histoires de vestiaires, les licenciements de Ville Peltonen (entraîneur) et Jan Alston (directeur sportif) qui ne sont pas encore réglés et la crise du coronavirus, les dossiers brûlants sont nombreux.

Aucun autre papable

Lors de son intronisation, le Tchèque avait dit se donner le temps de la réflexion pour engager ou non un directeur sportif. Cette période doit désormais être terminée. Du moins c’est à souhaiter. Qui d’autre que Chris McSorley pour donner une direction claire à ce club? Sur le marché, aucun autre papable n’a sa connaissance du hockey suisse et de ses acteurs.

Petr Svoboda acceptera-t-il de prêter son nouveau jouet? Propriétaire minoritaire - mais propriétaire quand même - du Lausanne HC, le buteur de la finale olympique de 1998 (1-0 contre la Russie) devrait accepter de partager la lumière avec un directeur sportif pouvant potentiellement lui faire de l’ombre. Beaucoup d’ombre.

Le téléphone a dû sonner

Mais dans un club qui semble vouloir changer de direction et repartir avec des jeunes, «CMS» représente probablement la meilleure solution. N’a-t-il pas, justement, opéré ce virage à 180 degrés avec Genève-Servette? Ce vendredi matin, si Petr Svoboda n’y avait pas encore songé, le téléphone de Chris McSorley a probablement dû sonner, ne serait-ce que pour jauger l’intérêt ou non du principal intéressé. Car au terme de deux décennies à Genève, il se peut aussi que l’Ontarien souhaite prendre un peu de recul. Mais ne pas lui poser la question serait une faute professionnelle.

Et si la réponse devait être affirmative, alors le mariage de raison entre le club vaudois et le technicien ontarien coulerait presque de source.