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Crise sanitaireGenève et Berne sont prêtes à aider la France

Alors que les régions françaises voisines reportent les opérations non urgentes, la solidarité helvétique pourrait se manifester.

Des transferts nationaux et internationaux de patients ont eu lieu durant les deux premières vagues. Sur cette image du 6 novembre dernier, un malade du Covid quitte le CHUV de Lausanne, surchargé, pour l’Inselspital de Berne.
Des transferts nationaux et internationaux de patients ont eu lieu durant les deux premières vagues. Sur cette image du 6 novembre dernier, un malade du Covid quitte le CHUV de Lausanne, surchargé, pour l’Inselspital de Berne.
KEYSTONE

Alors que le système hospitalier français peine à endiguer la troisième vague de Covid, la Suisse et Genève se tiennent prêtes à tendre la main, dans la mesure du possible, comme elles l’ont fait durant la première vague. Les autorités tant fédérales que cantonales n’excluent pas un geste de solidarité en faveur du pays voisin.

Mardi, l’agence de santé de la région Auvergne-Rhône-Alpes (dont font partie la Haute-Savoie et l’Ain, voisins de Genève) a demandé à tous les établissements de santé publics et privés de renoncer à toute opération non urgente durant au moins deux semaines. «Ces déprogrammations doivent être effectives au plus vite et au plus tard le vendredi 9 avril, écrit l’agence. Elles doivent permettre de redéployer des ressources pour la prise en charge de patients Covid.» Des décisions plus localisées du même type avaient déjà été prises en amont, notamment à Lyon et Saint-Étienne. Les reports s’accélèrent aussi en Bourgogne-Franche-Comté qui a déclenché mercredi le «dernier palier d’augmentation des capacités hospitalières» et lancé un appel aux renforts.

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