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Covid-19Genève, champion suisse de la surmortalité

Notre canton a été foudroyé par le virus en 2020. On a recensé 819 décès supplémentaires par rapport à ce qui était prévu.

Si cet automne le deuxième pic de surmortalité a grimpé encore plus haut et duré plus longtemps, ce n’était heureusement pas le cas aux soins intensifs des HUG.
Si cet automne le deuxième pic de surmortalité a grimpé encore plus haut et duré plus longtemps, ce n’était heureusement pas le cas aux soins intensifs des HUG.
Lucien Fortunati

Phénomène lié au Covid-19, la Suisse a enregistré un nombre de décès exceptionnel l’an dernier (+11% par rapport aux prévisions). L’info a été révélée mardi par la RTS. Et dans ce tableau noir à la Soulages, Genève et le Tessin sont les cantons où la surmortalité a été la plus forte (+24,3%). Fribourg complète ce triste podium avec 20,3% de morts supplémentaires. Au plus fort de la pandémie, ces cantons ont même connu des semaines avec un nombre de décès qui avait triplé par rapport à la normale.

Même si les aînés sont les plus atteints, la pandémie ne tue pas que des personnes en fin de vie. L’Office fédéral de la santé prévoyait, en effet, environ 68’400 décès, toutes causes confondues, pour la période allant du 30 décembre 2019 au 3 janvier 2021. Finalement, la Suisse en a enregistré plus de 75’900, soit 7500 de plus qu’attendu. Les données détaillées par tranches d’âge montrent, en outre, une nette hausse de la mortalité dès 70 ans, quand l’espérance de vie est encore de dix-sept ans à cet âge. «Contrairement aux affirmations de certains, regrettant que l’on fasse tout ça pour ça (ndlr: prolonger l’existence de personnes déjà en fin de vie), nous n’avons de loin pas sauvé que des personnes condamnées», répète une nouvelle fois le professeur Jérôme Pugin, patron des soins intensifs des HUG.

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