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Gelson Fernandes prend sa retraite«J’ai écouté mon cœur»

À 33 ans, Gelson Fernandes met fin à sa carrière à la fin de cette saison. Il raconte un parcours fabuleux

En 2010 à Durban, c’est lui qui inscrit le 1-0 de la victoire de la Suisse sur l’Espagne (ici félicité par Barnetta). Mais il préfère le souvenir du huitième de finale contre l’Argentine, en 2014, au Brésil. Pour la performance collective.
En 2010 à Durban, cest lui qui inscrit le 1-0 de la victoire de la Suisse sur lEspagne (ici félicité par Barnetta). Mais il préfère le souvenir du huitième de finale contre lArgentine, en 2014, au Brésil. Pour la performance collective.
Eric Lafargue

C’est un sourire qui ne s’efface pas, qui se déplace seulement. Gelson Fernandes va quitter les pelouses à la fin de sa saison avec l’Eintracht Francfort. Il aura partout laissé le souvenir d’un homme droit et chaleureux, celui d’un footballeur professionnel jusqu’au bout des crampons aussi, adoré par ses coéquipiers, ses entraîneurs et tous les supporters. À 33 ans, il met un terme à sa carrière la tête haute.

«Le football doit se réinventer et il faut laisse la place aux jeunes»

Gelson Fernandes

Si la Bundesliga, qui est sur le point de reprendre, va à son terme, le clap de fin est programmé pour le 27 juin (pour ce qui concerne le championnat). Ou le 4 juillet, avec une finale de Coupe encore possible pour l’Eintracht. En attendant de refermer ce livre, il revient sur les images qui le constellent. Elles sont nombreuses pour qui est passé, après Sion il y a dix-sept ans pour les débuts, par Manchester City, Saint-Étienne, Chievo, Leicester, Udinese, Sporting, Freiburg et Rennes. Sans oublier ses 62 sélections avec la Suisse.

Gelson, quel a été le moteur de cette décision?

J’ai senti que le moment était venu. J’ai écouté mon cœur, comme je le fais toujours. Il faut toujours écouter son cœur… Même si les décisions qui suivent ne sont pas toujours simples à prendre.

La crise sanitaire, la Bundesliga qui se termine à huis clos: cela a-t-il pesé dans votre choix?

Non. C’était simplement le moment. Et puis de toute façon, je ne me voyais pas aller encore solliciter un contrat dans un club dans les circonstances actuelles. Le football doit se réinventer et il faut laisser la place aux jeunes.

S’il ne devait en rester qu’une, quelle image retiendriez-vous de votre carrière?

Le 8e de finale du Mondial 2014. Franchement: le Brésil pour cadre, l’Argentine comme adversaire avec le meilleur joueur du monde, Messi bien sûr, une sacrée performance de la Suisse. On est passé à côté de quelque chose. Mais il y a autant de regrets que de fierté.

Et votre but lors de la victoire 1-0 contre l’Espagne au Mondial 2010?

Ce moment aura toujours une saveur particulière, bien sûr. Mais pour le collectif, je préfère encore le 8e contre l’Argentine.

A quoi vous destinez-vous?

Je veux rester dans le milieu du football. Je ne me vois pas entraîner, mais plutôt apporter mon expérience dans d’autres domaines. Je compte passer le masters de l’UEFA, une préparation pour être manager.