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Match annulé à cause du CovidGe/Servette a toujours le moral en berne

Les Genevois, qui restent sur trois défaites d’affilée, ont besoin de points dans ce sprint final. Après plusieurs cas de Covid dans la capitale, ils vont devoir attendre le derby de jeudi à Lausanne pour se relancer.

Les Genevois ont hâte de retrouver la glace, de jouer pour savoir…
Les Genevois ont hâte de retrouver la glace, de jouer pour savoir…
ERIC LAFARGUE

Après cinq défaites sur six rencontres en douze jours, cétait le moment idéal pour se relancer: avec un match à Berne, dans la fosse du champion, que les Aigles avaient bien préparé. Mais voilà, si Ge/Servette était d’attaque pour faire du palet fédéral une victoire capitale, le Corona en a décidé autrement. On ne saura jamais si la soirée aurait été bénéfique ou pas pour les Genevois.

Comme on pouvait le craindre la veille après la découverte d’un cas de Covid chez les Ours, plusieurs membres du SCB ont été testés positifs (4) et la rencontre de ce mardi a été annulée. Une de plus pour Ge/Servette qui se retrouve avec un deuxième match de moins à son calendrier après celui déjà définitivement rayé du programme vendredi dernier à Bienne pour les mêmes raisons. Du coup, alors que les (pré) play-off se profilent, que les Seelandais sont toujours en quarantaine au moins jusqu’à samedi, les Grenat sont toujours plongés en plein brouillard.

«Dans notre situation actuelle, cette décision n’est en effet pas une très bonne nouvelle pour nous, soupire le capitaine Arnaud Jacquemet. On a tous envie de retrouver une série positive et on espérait bien qu’elle commence ce mardi à Berne où nous nous étions bien préparés pour réussir un bon résultat. Et là, on est à nouveau contraints de rester, au dernier moment, sans jouer. C’est dommage.» Sous les casques, ça cogite toujours un peu.

Sous le casque d’Arnaud Jacquemet et des Grenat, ça cogite un peu…
Sous le casque d’Arnaud Jacquemet et des Grenat, ça cogite un peu…
ERIC LAFARGUE

Un sentiment que partage forcément le coach, qui doit jongler avec tous ces impondérables indésirables. «Dans une période où tout le monde travaille fort pour s’en sortir, la meilleure façon de le faire, c’est en effet de jouer le plus rapidement possible, peste Pat Emond. Après deux annulations en une semaine, ce n’est pas évident de se retrouver dans cette attente…» Et de continuer à gamberger.

«Cela ne sert à rien de regarder ce que les autres font, on sait que nous avons notre destin entre les mains, que nous devons gagner nos matches, c’est tout.»

Pat Emond, coach de Ge/Servette

Alors que le CP Berne ne rejouera pas avant les pré-playoff, le 7 avril ou plus tard, que Bienne attend le feu vert du médecin cantonal avant de pouvoir jouer ou non samedi aux Vernets, les autres concurrents directs pour le top 6 se retrouvaient sur la glace ce mardi soir. «Mais cela ne sert à rien de regarder ce que les autres font, on sait que nous avons notre destin entre les mains, que nous devons gagner nos matches, c’est tout.» Pour le coach, ce n’est pas plus compliqué que cela, mais des paroles aux actes, le résultat est souvent différent et aléatoire, jouant avec les nerfs d’acteurs à fleur de peau. «On sent les play-off arriver, tout est plus intense, plus dur. C’est à nous de nous mettre à ce niveau et à produire les efforts nécessaires», poursuit Arnaud Jacquemet.

Maintenant, si le virus le veut bien, il en reste trois de matches pour les Genevois, qui sont attendus jeudi à Malley pour un derby encore plus explosif que d’habitude contre le LHC, avant de penser à la finale contre Bienne samedi et à la venue de Lugano lundi. «On va tout faire pour remporter ces trois parties, espère le défenseur. Mais on ne va pas se projeter plus loin que jeudi entre deux équipes qui ont besoin de points. Comme on a pu le constater lors de nos cinq dernières rencontres, cela va une fois de plus se jouer sur un but, sur rien, sur ces petites erreurs qui coûtent si cher. À nous de les éviter.»

Eric Fehr, Etienne Froidevaux et Floran Douay vont se retrouver jeudi à Malley.
Eric Fehr, Etienne Froidevaux et Floran Douay vont se retrouver jeudi à Malley.
KEYSTONE

Ge/Servette se rendra dans une patinoire qu’il apprécie puisqu’il est toujours invaincu à la Vaudoise Aréna depuis son inauguration le 24 septembre 2019, dont deux fois cet hiver. «Il est vrai que ce sont toujours des bons matches contre Lausanne», se réjouit un Pat Emond qui pourra compter sur trois renforts en licence B (Guillaume Asselin, Arnaud et Maxime Montandon) en provenance de Sierre pour amener de la profondeur et de la concurrence bienvenue chez les Aigles.

«Si on prend le match contre Fribourg de samedi, je ne suis pas certain que nous l’aurions perdu avec nos fans.›»

Arnaud Jacquemet, défenseur de Ge/Servette

Il ne manquera que ce public qui ferait tellement de bien à tout le monde dans ce sprint final. «Si on prend le match contre Fribourg de samedi, je ne suis pas certain que nous l’aurions perdu avec nos fans, regrette Arnaud Jacquemet. Quand la patinoire est pleine, dans des soirs où ça ne veut pas entrer, cela peut nous pousser à nous dépasser. À nous de trouver cette motivation et cette énergie dans le vestiaire. Mais j’ai confiance en notre équipe.» Ge/Servette, qui aimerait tellement savoir, a toujours le moral en berne.