Votre navigateur est obsolète. Veuillez le mettre à jour avec la dernière version ou passer à un autre navigateur comme ChromeSafariFirefox ou Edge pour éviter les failles de sécurité et garantir les meilleures performances possibles.

Passer au contenu principal

Trêve avec le Hamas
Israël annonce l’entrée en vigueur du cessez-le-feu

Un homme palestinien transporte une fille blessée vers l’hôpital Al-Ahli à Gaza.
Abonnez-vous dès maintenant et profitez de la fonction de lecture audio.
BotTalk

Israël annonce que le cessez-le-feu avec le Hamas entrera en vigueur à 10h15 (heure de Suisse).

La branche armée du Hamas a publié dimanche une liste de trois otages israéliennes devant, selon elle, être libérées le jour même dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste.

«Les Brigades al-Qassam ont décidé de libérer aujourd’hui, dimanche 19 janvier 2025, les prisonniers israéliens suivants», indique la branche armée du Hamas en publiant les noms de trois jeunes femmes enlevées le 7 octobre 2023. L’entrée en vigueur de la trêve, prévue initialement pour 6h30 GMT, a été retardée, Israël exigeant de recevoir cette liste avant de mettre en œuvre l’accord.

L’armée israélienne a annoncé un retard dans l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu avec le Hamas, prévue initialement dimanche à 07h30, le Hamas palestinien n’ayant pas encore remis la liste d’otages devant être libérés dans la journée comme le réclamait Israël.

L’armée avait prévenu qu’elle continuait «de mener des attaques en ce moment même dans la bande de Gaza», où dans certains secteurs, des habitants sont descendus dans la rue pour acclamer la trêve, ne semblant pas être au courant d’un retard.

Selon les termes de l’accord, les hostilités doivent cesser et 33 otages israéliens doivent être libérés, dans une première phase étalée sur six semaines.

«Plus de 1890 prisonniers palestiniens»

En échange, Israël doit libérer 737 prisonniers palestiniens, selon le Ministère israélien de la justice, l’Égypte faisant état de son côté de «plus de 1890 prisonniers palestiniens» devant être libérés durant cette première phase.

Des otages seront libérés dès dimanche, a annoncé le gouvernement israélien, sans préciser leur nombre ou à quelle heure.

Trois points d’accueil ont été installés à la frontière sud d’Israël avec Gaza, aux passages de Kerem Shalom, Eretz et à celui proche du kibboutz Réïm, a précisé un responsable militaire. Les captifs seront pris en charge par des médecins.

Selon des sources proches du Hamas, le premier groupe d’otages libérés doit comprendre trois Israéliennes.

Israël a désigné 95 détenus palestiniens libérables dimanche, des femmes et mineurs en majorité, la plupart arrêtés après le 7 octobre. Leur libération interviendra après 15h00, avaient indiqué les autorités.

«Peut-être que nous pourrons respirer de nouveau»

Parmi les prisonniers appelés à être libérés figure Zakaria al-Zoubeidi, responsable d’attentats anti-israéliens et ex-leader local de la branche armée du Fatah, arrêté et écroué en 2019.

Deux Franco-Israéliens, Ofer Kalderon, 54 ans, et Ohad Yahalomi, 50 ans, font partie des 33 otages libérables, selon Paris. Ils ont été enlevés au kibboutz Nir Oz avec plusieurs de leurs enfants, relâchés lors d’une première trêve d’une semaine en novembre 2023.

«Quand ils franchiront la frontière (de Gaza) et qu’ils seront réunis avec leurs familles, alors peut-être que nous pourrons respirer de nouveau», a dit à l’AFP samedi soir Shahar Mor Zahiro, neveu d’un otage décédé.

D’après le président américain Joe Biden, la première phase de l’accord comprend aussi un retrait israélien des zones densément peuplées à Gaza et une augmentation de l’aide humanitaire dans le territoire menacé par la famine selon l’ONU.

Les autorités égyptiennes ont précisé que l’accord prévoyait «l’entrée de 600 camions d’aide par jour», incluant 50 camions de carburant.

Pendant la première phase seront négociées les modalités de la deuxième, qui doit permettre la libération des derniers otages, avant la troisième et dernière étape consacrée à la reconstruction de Gaza et à la restitution des corps des otages morts en captivité.

«Nous attendons ce moment avec impatience»

Dans la bande de Gaza, ravagée par le conflit, de nombreux Palestiniens déplacés se sont dits pressés de rentrer chez eux.

«Nous attendons ce moment avec impatience. Nous voulons être en sécurité», a dit à l’AFP Ahmed Hamouda, un déplacé palestinien, à Deir el-Balah (centre).

La guerre à Gaza a été déclenchée par l’attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023.

L’attaque a entraîné la mort de 1210 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur 251 personnes enlevées ce jour-là, 94 sont toujours otages à Gaza, dont 34 sont mortes selon l’armée israélienne.

Au moins 46’899 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans l’offensive israélienne de représailles à Gaza, selon les données du Ministère de la santé du Hamas jugées fiables par l’ONU.

Considérablement affaibli, le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, est toutefois encore loin d’être anéanti, contrairement à l’objectif qu’avait fixé Benyamin Netanyahou, selon des experts.

AFP