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Parcours artistiqueGaleries et musées ouvrent grandes leurs portes aux Genevois

Samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre, le public pourra visiter les expositions des membres de Geneve.art et Art Carouge.

«Stop time by smashing clocks», Lowena Poole au Centre de la photographie.
«Stop time by smashing clocks», Lowena Poole au Centre de la photographie.
PHOTO: LOWENA POOLE
La galerie Joy de Rouvre expose l’abstraction géométrique de François Ristori.
La galerie Joy de Rouvre expose l’abstraction géométrique de François Ristori.
PHOTO: ANNIK WETTER
Les gracieuses sculptures de l’Uruguayen Pablo Atchugarry se dévoilent chez Xippas.
Les gracieuses sculptures de l’Uruguayen Pablo Atchugarry se dévoilent chez Xippas.
PHOTO: DANIELE CORTESE
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Voici une lumière réjouissante dans la nuit que l’épidémie a fait tomber sur le monde culturel. Samedi 31octobre et dimanche 1ernovembre, les Genevois pourront se ravir l’œil et l’âme dans un grand nombre de galeries et d’institutions muséales du canton, lesquelles ouvrent grandes leurs portes au public – dans le respect des normes sanitaires en vigueur, il va sans dire.

Les membres de Geneve.art, en collaboration avec le Quartier des Bains et Art en Vieille Ville, proposent un programme copieux et éclectique entre peinture, photographie, sculpture et installation. La balade artistique se savoure également dans la cité sarde, puisque ce même week-end, les espaces d’exposition d’Art Carouge vernissent simultanément leurs nouveaux accrochages.

Serpentine et animaliers

Dans la commune des bords de l’Arve, on découvrira notamment les derniers travaux de Jo Fontaine à la galerie Marianne Brand. Le sculpteur genevois y présente un ensemble de stèles en serpentine, une pierre aux sombres reflets verts qui est son matériau de prédilection. Chez Aubert Jansem, les artistes animaliers sont à l’honneur, dont Robert Hainard, Paul Jouve ou François Pompon, alors que le Chinois Jie Qiu, établi à Genève depuis plus de trente ans, fait la preuve de sa remarquable maîtrise du dessin au Salon Vert.

À l’Espace Jörg Brockmann, le photographe Yan Morvan conte par l’image ses aventures moites dans les quartiers chauds de Bangkok et ceux qu’un pas hors de Carouge séduit iront contempler les œuvres sur papier et films d’animation de Jérôme Stettler à la Ferme de la Chapelle, établissement culturel sis au Grand–Lancy.

«Archange», Jean Marie Borgeaud, 2020. Cette sculpture en terres noires rehaussées d’engobes et d’or s’expose à la galerie Séries Rares, à Carouge.
«Archange», Jean Marie Borgeaud, 2020. Cette sculpture en terres noires rehaussées d’engobes et d’or s’expose à la galerie Séries Rares, à Carouge.
PHOTO: DR
Jie Qiu fait la preuve de son talent au Salon Vert. «New Revolution», 2015, mine de plomb.
Jie Qiu fait la preuve de son talent au Salon Vert. «New Revolution», 2015, mine de plomb.
PHOTO: DR
L’Espace Jörg Brockmann montre les aventures du photographe Yan Morvan à Bangkok.
L’Espace Jörg Brockmann montre les aventures du photographe Yan Morvan à Bangkok.
PHOTO: YAN MORVAN
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Tous les goûts seront assouvis par les propositions faites dans le secteur de Plainpalais. Les amateurs d’abstraction se rendront, par exemple, chez Joy de Rouvre, qui montre les peintures géométriques du Français François Ristori ou passeront chez Skopia admirer les lignes colorées et souples que l’Argovienne Silvia Bächli trace inlassablement à la gouache.

La galerie Xippas dévoile les créations sculpturales délicates de l’artiste uruguayen Pablo Atchugarry, tandis qu’Alexandre Mottier réunit les créations de plusieurs artistes, dont les gravures tout en élégance poétique réalisées par Mireille Ripoll. Au centre d’Édition contemporaine (CEC), les fragiles objets du jeune Paul Paillet, rassemblés sous le titre (anglais) de «Fascination du feu» font une critique féroce du capitalisme.

Obsession de la veste à capuche

Une incursion dans la Vieille Ville permettra de profiter des montagnes légères et un peu magiques d’Alexia Turlin chez Rosa Turetsky ou des digressions que brodent les artistes de Gowen Contemporary autour de l’abstraction géométrique. Enfin, une promenade sur la rive droite s’impose. Le travail d’Anaïs Defago, née à Genève en 1987, occupe l’espace d’art indépendant Hit, lové à la rue des Amis, derrière la gare. Plus près du lac, la galerie Ribordy Thétaz s’intéresse aux toiles acryliques méticuleuses et obsessionnelles de Karel Funk; pour cette première exposition personnelle en Suisse, l’artiste canadien a fait le portrait hyperréaliste d’une dizaine de vestes à capuche, comme étrangement vidées des personnes qui les portent.

Jérôme Stettler propose à la Ferme de la Chapelle «Specimens».
Jérôme Stettler propose à la Ferme de la Chapelle «Specimens».
PHOTO: NICOLAS DELAROCHE
Alexia Turlin rend les montagnes légères chez Rosa Turetsky.
Alexia Turlin rend les montagnes légères chez Rosa Turetsky.
PHOTO: DR
La galerie Alexandre Mottier montre une série d’artistes, dont Mireille Ripoll. «Delirium tremens N°1», gravure au carborundum et résine, collage.
La galerie Alexandre Mottier montre une série d’artistes, dont Mireille Ripoll. «Delirium tremens N°1», gravure au carborundum et résine, collage.
PHOTO: DR
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Notons encore qu’à Carouge comme en Ville, les musées participent à ce bel élan esthétique: le Centre de la photographie (CPG) présente les réflexions sur la crise écologique de Lowena Poole et Romain Roucoules, les deux lauréats du Prix de photographie des droits humains, l’Ariana raconte l’histoire de la céramique à travers le noir et blanc et la couleur, le musée Rath voyage en Méditerranée avec les clichés de Frédéric Boissonnas et le Musée d’ethnographie plonge dans l’univers brut et foisonnant de Jean Dubuffet, entre autres. Heureusement que l’obligation de porter le masque n’empêche pas d’ouvrir les mirettes.

Sa 31 octobre et di 1er novembre de 11h à 18h. Menu et plan sur geneve.art