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Fusillade de SionLe Collectif Femmes*Valais exige la qualification de «féminicide»

La femme abattue lundi aurait obtenu il y a quelques mois des mesures d’éloignement de son futur assassin.
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Le Collectif Femmes*Valais dénonce le refus du procureur valaisan Olivier Elsig de qualifier de «féminicide» l’assassinat de la première victime du tireur de Sion lundi. Ce terme «ne doit pas être réduit à du passionnel ou de l’intime», souligne-t-il dans un communiqué.

Devant la presse lundi, M. Elsig avait souligné que rien ne permet de dire qu’il s’agit d’un féminicide. Le tireur avait des litiges avec ses deux victimes, une femme de 34 ans et un homme de 41 ans. Des litiges du type injures, diffamations, menaces ou propos qui sont diffusés sur internet. «Il ne s’agit pas de quelque chose d’intime comme pourrait l’être un féminicide», avait-il ajouté.

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Un raisonnement contesté par le Collectif féministe. Selon lui, le terme féminicide est défini dans un sens «beaucoup plus large» qu’un crime uniquement commis par un partenaire ou ex-partenaire. Selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), si le contexte du passage à l’acte change, le dénominateur commun est le fait de donner intentionnellement la mort à une femme, écrit-il.

«Phénomène systémique»

Des sous-classifications existent, notamment le féminicide «non intime», qui «n’implique pas de liens précédents entre auteur et victime». Il existe ainsi «des exemples inquiétants de meurtres systémiques de femmes en raison de leur genre et des violences exercées partout dans le monde par des agresseurs inconnus de leurs victimes».

Pour cette raison, le collectif affirme que le terme féminicide ne doit «pas être réduit à ce qui pourrait relever du passionnel ou de l’intime, car les violences volontaires envers les femmes sont un phénomène systémique provenant du schéma de domination patriarcal dans lequel nous vivons».

Le communiqué souligne par ailleurs que, «au vu notamment des premiers éléments relatés par la presse, il apparaîtrait déjà que le prévenu connaissait la victime, qu’ils étaient d’ailleurs en litige et qu’il la harcelait. Ces informations apparaissent suffisantes pour retenir le féminicide».

Selon la télévision régionale Canal9, la femme abattue lundi aurait obtenu il y a quelques mois de la justice civile des mesures d’éloignement de son futur assassin. Le Nouvelliste décrit quant à lui l’homme de 36 ans comme un «harceleur en série» et cite les témoignages de femmes qui racontent avoir été observées à distance, bombardées de messages ou suivies en voiture.

ATS