La chronique transfrontalièreFrontaliers: la période fiscale commence, suivez le guide!
Une fois par mois, une réponse à une question pratique sur la vie dans le Grand Genève, par le Groupement transfrontalier européen (GTE).

L’imposition du foyer fiscal d’un travailleur frontalier revêt plusieurs formes. Si le frontalier réside en France et travaille dans le canton de Genève, il est imposé à la source par ce canton. Un travailleur indépendant travaillant dans les cantons frontaliers, mais domicilié en France, est imposé en Suisse.
Un retraité frontalier, suisse ou binational, domicilié en France, touchant une rente AVS et/ou une rente d’une caisse de droit privé (LPP) est imposé en France. Un retraité de nationalité suisse ou binational, domicilié en France, touchant une rente d’une caisse de pension de droit public, est imposé à la source en Suisse, mais sa rente AVS est imposable en France.
Avant le 31 mars, vous pourrez demander à l’administration cantonale un rectificatif de votre imposition s’il y a une erreur d’imposition ou si vous devez faire valoir une déduction.
Si 90% ou plus de votre revenu fiscal provient de Suisse, vous pouvez opter pour une déclaration aux frais réels. Cela vous permet de déduire, par exemple, les frais kilométriques (désormais plafonnés à 500 francs), les cotisations d’assurance maladie, les intérêts d’emprunt, etc.
Dans ce cas, vous devez déposer une demande de rectification avant le 31 mars. Il ne vous sera plus possible de revenir à une imposition à la source pour l’année concernée. Si cette déclaration vous est favorable, le fisc genevois vous versera le trop-perçu.
Il faut faire ce calcul avant toute demande de rectification. Le mieux est d’évaluer en rendez-vous la rentabilité de ce statut. Le GTE peut vous aider à y voir plus clair: www.frontalier.org
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