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ÉditorialLa faute du président Macron

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On peut critiquer à juste titre l’agressivité de La France insoumise quand elle menace de lancer une procédure de destitution contre le président Macron. C’est de la politique spectacle, menée sans concertation avec les partenaires du Nouveau Front populaire et uniquement destinée à créer de la tension, terreau espéré des succès de LFI.

Mais que dire de l’attitude du président Emmanuel Macron, qui après avoir enregistré une défaite aux élections législatives du début de l’été, retarde à son bon gré la nomination d’un nouveau premier ministre et tente de faire comme si rien ne s’était passé? Comme s’il restait, lui, et les partis de sa coalition, au centre légitime autour duquel tout nouveau gouvernement doit s’organiser?

Nier les résultats d’une votation, chercher à tout prix à les contourner n’est pas digne du président d’une grande démocratie. Peut-être a-t-il raison d’affirmer qu’un gouvernement du NFP mené par Lucie Castets tomberait au bout de quelques jours. Mais peut-être pas. Et si Castets tombait, l’autorité présidentielle n’en serait pas entachée. Rien ne l’empêcherait alors, en toute responsabilité, de nommer la personne de son choix.

Mais en reconnaissant la légitimité de Lucie Castets, il aurait donné acte du résultat des urnes, aussi fragile soit-il. Et il n’offrirait pas le spectacle actuel, où un président qui a perdu les élections d’une dissolution qu’il a lui-même décrétée, prétend maintenant imposer la lecture politique de son choix. Dans un pays où la colère populaire est élevée, où la confiance dans la démocratie est contestée, où le cri «À quoi bon voter ils font ce qu’ils veulent» s’entend toujours plus fort, une telle attitude est plus qu’une erreur. C’est une faute, une grave faute.

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