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Football
Servette revient de Lucerne avec une victoire

Joie SFC apres le 0-2 de Steve Rouiller (SFC), Keigo Tsunemoto (SFC), Miroslav Stevanovic (SFC), pendant la rencontre entre le FC Lucerne et le Servette FC, comptant pour le championnat de super league, le dimanche 21 juillet 2024 a la Swisspor Arena, a Lucerne (Bastien Gallay / GallayPhoto)
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Il ne faut sans doute pas faire la fine bouche: si Servette n’a pas brillé de mille feux à Lucerne, loin de là, il revient de son déplacement avec un succès 1-2 et pour lancer la saison, il n’y a rien de mieux. Thomas Häberli peut donc avoir le sourire: pour sa première à la tête des Grenat, il fête une victoire. Mais il va falloir gagner en volume de jeu, rapidement.

C’est grâce à un cadeau lucernois que les Servettiens ont ouvert le score. Il fallait bien sûr le saisir, en sentir la possibilité, mais quand Jesper Löfgren s’est emmêlé les pinceaux sur un ballon anodin, quand ce contrôle d’une maladresse crasse est devenu réalité, Dereck Kutesa était déjà à l'affût.

C’était la 4e minute de jeu, Servette pénétrait dans le camp lucernois pour la première fois après le début de match tout en intensité des hommes de Mario Frick et la boulette du défenseur central permettait à Kutesa de filer seul et d’ajuster Pascal Loretz. Réalisme, efficacité: une joie grenat pour commencer la saison.

On ne sait pas jusqu’à quel point cette ouverture du score a influencé l’histoire de ce match de reprise, mais il a fallu attendre la fin de la première période pour que les Grenat s’offrent une deuxième chance de marquer. Avant ce centre de Kutesa qui ne trouvera pas Stevanovic à la 42e, rien. Une domination lucernoise et un Servette dans ses petits souliers.

Un salaire de rêve

Pas d’immenses chances de buts (à part celle de Dorn, 41e), mais bien plus d’intentions et d’intensité dans le jeu des Lucernois, malgré des maladresses, malgré la vie sans Jashari et le vide laissé au milieu. Dans les transitions, un Servette terriblement emprunté qui n’arrivait pas à trouver le bon chemin.

Thomas Häberli s’agitait parfois sur la touche, tentant de corriger le tir. Mais pas grand-chose de concret à se mettre sous la dent côté grenat. Alors Steve Rouiller s’en est mêlé après la pause. Sur un centre de Stevanovic mal renvoyé après un corner, le défenseur central s’est souvenu une fois de plus qu’il avait été attaquant dans sa jeunesse: contrôle-crochet, frappe croisée dans le petit filet.

Un cadeau, un but d’un défenseur: un salaire de rêve pour ce Servette pas reluisant. Pas encore. Gentiment, certaines choses se sont mises en place. Lucerne ouvrait des espaces, bien sûr, c’était plus simple, mais ces quelques actions ont rappelé, timidement, un potentiel.

Il faudra s’en souvenir mercredi soir au Stade de Genève. YB, cueilli par Sion à domicile, vient à la Praille pour corriger le tir. Et Servette ne pourra pas se contenter du rythme poussif aperçu à Lucerne. Le but des Lucernois à la 92e, qui a fait trembler les Grenat pour les dernières secondes, l’a rappelé.